2016 : nouvelle année de mobilisation pour l’océan avec la Plateforme Océan et Climat

Depuis sa création en 2014, nous vous parlons régulièrement de la Plateforme Océan et Climat, regroupant des scientifiques, des associations et des institutions, dont les revendications pour l’intégration de l’océan dans les discussions avaient été largement entendues lors de la COP21. Pour que cette plateforme continue d’exister, il est nécessaire que les membres continuent de se réunir afin de renforcer les plans d’actions au vue de la COP22 et de définir des axes stratégiques de travail à moyen terme. C’est dans cette objectif que les membres se sont réunis au siège de Surfrider Europe ce vendredi 22 avril à Biarritz.

« Houle, Surf et changement climatique »

Dans le cadre de la réunion des membres de la Plateforme dans nos locaux à Biarritz, nous avons organisé une conférence « Surf, Houle et changement climatique » qui s’est tenue à la Cité de l’Océan à Biarritz. Animée entre autres par Fabien Leckler du SHOM (Service Hydrographique et Océanographiques de la Marine) et Gibus de Soultrait, co-fondateur de Surfrider et journaliste, la conférence évoquait les effets du dérèglement climatique sur l’océan : hausse du niveau de la mer, augmentation de la température et acidification de l’océan mais aussi modification des courants et des vents. Les conférenciers ont également argumenté sur les solutions d’adaptation basées sur la nature qui permettent de recréer les conditions écosystémiques de formation des vagues.

Objectifs 2016

Après de nombreuses victoires, dont une COP21 réussie, avec l’intégration de l’océan dans l’Accord de Paris ainsi que l’organisation d’une journée dédiée à l’Océan au Bourget et récemment l’obtention d’un rapport du GIEC consacré à l’Océan, il n’est pas question pour l’ensemble des membres de la POC de se reposer sur ses lauriers. Depuis le début d’année, nous travaillons ainsi sur 3 axes stratégiques :

  • une diffusion plus large de la connaissance sur les enjeux liés à l’océan et au climat
  • la recherche de solutions économiques, en particulier celles liées au transport maritime (enjeu laissé de côté lors de la COP21)
  • la recherche de solutions fondées sur la nature notamment avec une meilleure protection et gestion des écosystèmes et aires marines.

Hasard de calendrier, le séminaire de la POC se déroulait le même jour que la signature de l’Accord de Paris à New-York, où était présente Françoise Gaill, membre de la POC, conviée par la présidente de la COP. Les prochains objectifs pour la Plateforme Océan et Climat sont donc bien évidemment la COP22 au cours de laquelle une journée dédiée à l’Océan devrait être organisée, mais aussi le 8 juin prochain, pour célébrer l’anniversaire de création de la POC à l’occasion de la journée mondiale de l’océan.

L’océan, faisant partie de la machine climatique, est le premier impacté par les dérèglements climatiques, il est donc primordial de poursuivre nos efforts et renouveler notre plaidoyer en l’adaptant aux enjeux de l’année 2016. Pour cela il est nécessaire de continuer à travailler tous ensemble afin que notre voix continue de se faire entendre.

Léa Daulan, Rédactrice environnement

175 États signent l’Accord de Paris

A l’occasion de la Journée internationale de la Terre célébrée le 22 avril dernier, 175 représentants des pays du monde entier se sont rendus au siège des Nations Unies à New York pour signer l’Accord de Paris sur le climat. C’est la première fois qu’un accord international est signé par autant de pays en une seule journée.

Un moment historique

Quatre mois après la conférence sur le climat à Paris, l’Accord a été signé ce vendredi 22 avril à New-York par 175 pays. C’est un moment fort, où les deux plus gros pollueurs du monde, la Chine et les USA, qui représentent à eux seuls 48% des émissions de gaz à effet de serre mondiales, ont signé cet accord. Le fait que ces deux pays aient signé démontre que l’entrée en vigueur de l’Accord est bien partie car pour qu’il rentre en vigueur, l’Accord nécessite que 55 pays responsables d’au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre le ratifient. Le texte engage alors tous les signataires à limiter la hausse de température en dessous des 2 degrés ainsi qu’à poursuivre leurs  efforts pour limiter cette hausse à 1.5 degrés. Preuve de ce moment fort et de ce que cela représente pour les générations futures, John Kerry, secrétaire générale des États-Unis est venu signer l’Accord en tenant sa petite fille dans les bras.

« Cela semble toujours impossible jusqu’à ce que cela soit fait, si ce n’est pas encore fait cela est en marche pour nos petits enfants  » John Kerry, secrétaire d’État des États-Unis

« Une course contre la montre »

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, a déclaré que nous étions désormais « dans une course contre la montre » et que « l’ère de consommation sans conséquences sur l’environnement était révolue« . Maintenant que les pays ont signé l’Accord, il faut que les gouvernements assurent ces engagements au niveau national pour qu’ils puissent être mis en place de manière concrète. La Chine s’est d’ailleurs engagée à intégrer ses engagements dans sa politique nationale d’ici le G20 en septembre prochain et Justin Trudeau, premier ministre canadien, a déclaré qu’il présenterait les engagements de l’accord de Paris au parlement fédéral le mois prochain. Quant à l’Union européenne, il faut que les 28 pays membres se conforment aux engagements au niveau national pour que l’UE intègre l’accord de Paris dans ses textes de loi. Miguel Arias Cañete, Commissaire européen à l’énergie et au climat, a déclaré que l’intégration de l’Accord de Paris au niveau européen prendrait du temps mais que cela serait fait sur une base juridique solide et dès que possible. Enfin, pour ce qui est des États-Unis, l’intégration de l’Accord de Paris dans le droit américain est un peu compliqué, comme évoqué précédemment, dépendant de la majorité au Sénat ainsi que des prochaines élections présidentielles.

Nous espérons que ces zones de blocages ne vont pas empêcher la bonne conduite de l’Accord de Paris jusqu’au bout, et que la ratification finale aura bien lieu. La signature de l’Accord par 175 pays n’est qu’une première étape symbolique et historique mais ne rend toujours pas les engagements de la COP21 concrets car il ne rentrera en vigueur que lorsque la ratification aura eu lieu.

Léa Daulan, Rédactrice environnement

Rencontre avec les jeunes ambassadeurs du climat

Après s’être engagés face au changement climatique, les jeunes ambassadeurs du climat, membres du conseil départemental des jeunes du Gers, sont venus au siège de Surfrider pour en apprendre plus et rencontrer Bixente Lizarazu, parrain de Surfrider depuis plusieurs années déjà. Retour en détails sur leur venue au pays basque à l’occasion du weekend phare des Initiatives Océanes.

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Des jeunes engagés pour le climat

Du pôle Nord à l’Élysée, ces jeunes élus du Conseil départemental des jeunes du Gers ont pris à cœur les enjeux climatiques et environnementaux. A seulement 14 ans, ils ont d’abord choisi de partir au pôle nord, dans l’archipel de Svalbard, où ils ont pu constater la fonte du glacier Esnark et ont rencontré des scientifiques spécialisés sur les problématiques du changement climatique. L’objectif était de constater de leurs propres yeux les conséquences du changement climatique. Puis ils se sont rendus à l’Élysée afin de partager leurs observations et leur ressenti avec François Hollande. Le voyage ne s’est pas arrêté là puisqu’en décembre 2015 ils ont participé à la conférence internationale des jeunes sur le climat, organisée à Paris dans le cadre COP21. L’objectif était de faire part de leur constat et tenter de trouver des solutions en négociation avec d’autres jeunes de pays différents.

« Quand on est partis en Norvège ça nous a touché de voir tout ça et on s’est dit qu’il fallait réagir et se mobiliser au maximum dans un projet de lutte contre le changement climatique. » Margaux Pujol, co-Présidente du Conseil départemental des jeunes du Gers

Rencontre avec Surfrider

L’action de ces jeunes ambassadeurs du climat ne s’arrête pas à des observations et des discussions, puisqu’ils ont pris part eux même à la mobilisation du weekend des Initiatives Océanes organisée par Surfrider. Après avoir pris conscience de la pollution dans l’océan, ils ont décidé de se rendre à Biarritz, où se trouve le siège de Surfrider, afin de mieux comprendre cette problématique et les enjeux liés aux déchets aquatiques. Ils ont donc tout d’abord approfondi leurs connaissances sur les déchets aquatiques lors de leur visite du parcours pédagogique de Surfrider Campus, puis ils ont pu échanger avec Bixente Lizarazu sur sa vision de l’océan et de pourquoi il était nécessaire de le préserver.

« Nous savions que c’était sur les littoraux où il y avait le plus de déchets. Il était donc incontournable pour nous de venir faire une Initiative Océane. Hier nous avons d’ailleurs appris lors de la visite de l’exposition de Surfrider à Biarritz que les déchets jetés au milieu des terres atterrissaient dans l’océan puis finissaient sur les littoraux.  » Gaëtan Coupey, co-Président du Conseil départemental des jeunes du Gers

Puis le samedi 19 mars au matin, les jeunes ont retroussé leurs manches et sont venus collecter les déchets sur la Grande plage de Biarritz. Grâce à leur mobilisation l’ensemble des déchets présents sur cette plage ont été collectés et leur mobilisation retransmise sur les réseaux sociaux pourra donner des idées à d’autres jeunes.

Bilan du weekend avec Surfrider

Les jeunes élus étaient bien loin d’imaginer qu’ils allaient retrouver autant de déchets sur cette plage. Ils étaient également loin de s’imaginer que les déchets aquatiques pouvaient être si petits et que parfois il s’agissait de micro bouts de plastiques, comme des microbilles de plastique.

« Au début la plage semblait propre et puis finalement dès qu’on se baisse, on s’aperçoit qu’il y a des déchets partout et de différentes tailles. Je suis très contente d’être là, j’ai appris beaucoup de choses, notamment dans l’exposition de Surfrider. Et puis ça me fait plaisir d’aider à collecter les déchets. » Mathilde Ferrer, élue du Conseil départemental des jeunes du Gers

 

Cette mobilisation est importante car de plus en plus de déchets sont retrouvés sur les littoraux et l’océan est en voie de devenir une poubelle géante. Ces jeunes ambassadeurs du climat démontrent qu’il n’y a pas d’âge pour avoir conscience des conséquences environnementales de la pollution et du changement climatique sur l’océan et que tout le monde peut être acteur de cette prise de conscience. Le campus pédagogique au siège de Surfrider Europe est toujours l’occasion de rencontrer des jeunes motivés et d’échanger avec eux sur des problématiques comme le changement climatique et les déchets aquatiques.

Léa Daulan, Rédactrice environnement

Blocage du sommet sur le pétrole offshore : un pari réussi

Du 4 au 7 avril, plus de 450 activistes déterminés à protéger l’océan et le climat ont répondu à l’appel lancé par différentes associations dont ANVCOP21, 350.org, Bizi et bien d’autres. L’objectif était de dénoncer et perturber le sommet MCEDD sur les forages pétroliers offshore qui mettent en péril l’Accord de Paris adopté lors de la COP21.

L’antenne bénévole Surfrider Côte Basque s’est particulièrement investie dans cette mobilisation avec la construction d’un derrick de forage, tour soutenant le dispositif de forage d’un puits de pétrole, afin de dénoncer ces forages offshore. Des bénévoles ainsi qu’une équipe du siège de Surfrider Europe ont pris part à la manifestation le mercredi 6 avril. Aperçu en image ci-dessous.

 

Crédit photo Surfrider Foundation Europe

Multipliant actions de blocage et de désobéissance civile, les militants sont parvenus à bloquer les entrées du sommet et à organiser un die-in géant devant le Palais Beaumont où se tenait la conférence.

 

Une sirène mazoutée avait également était placée au cœur d’une scène de crime climatique rappelant que les entreprises participant à ce sommet organisent un crime climatique avec préméditation.

Cette mobilisation est une première car ces sommets se déroulent habituellement loin des projecteurs et des médias. Une première qui en appelle d’autres. Pour Cécile Marchand du mouvement ANVCOP21 « Le message que nous envoyons depuis Pau est clair : ils ne pourront plus se réunir sans que nous les en empêchions ; ils ne pourront plus se lancer dans de nouveaux projets climaticides sans que nous n’intervenions par des actions non-violentes et déterminées pour sortir de l’état d’urgence climatique et engager la transition vers un monde vivable et solidaire« . 

Léa Daulan, Rédactrice environnement

Le GIEC annonce un rapport sur l’océan et le changement climatique

A l’occasion de l’assemblée plénière du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) à Nairobi au Kenya du 11 au 13 avril, le groupe a annoncé que leur sixième rapport comportera une importante partie sur le lien entre changement climatique et océan. Il s’agissait de l’une de nos revendications principale lors de la COP21, cette annonce est donc très importante pour nous.

Bonne nouvelle pour l’océan

Comme nous l’avions demandé dans notre plaidoyer lors de la COP21, une des trois parties du sixième rapport du GIEC se concentrera sur les liens entre le changement climatique, l’océan et la cryosphère*. Cette annonce est une véritable victoire pour nous car une fois de plus cela démontre que nos actions ont un impact et permettent de faire avancer les choses.

Qu’est ce que le GIEC

Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat est un organe des Nations-Unies qui a pour mandat d’évaluer et de rendre compte de manière objective et méthodique l’information scientifique et technique en rapport avec les enjeux du changement climatique. Le GIEC a déjà publié cinq rapports depuis sa création en 1988. L’objectif est d’envisager des stratégies d’adaptation et d’atténuation sans préconiser de choix de nature politique.

Afin de mieux défendre l’océan, il est nécessaire de mieux comprendre et connaître le lien entre océan et changement climatique. Ce rapport du GIEC apportera donc des réponses scientifiques précises sur le sujet et permettra par la suite d’apporter des solutions aux gouvernements pour répondre de manière efficace à la protection de l’océan.

Léa Daulan, Rédactrice environnement

*cryosphère = ensemble constitué par les glaces qui sont à la surface du globe terrestre

Les italiens appelés à se positionner sur le offshore

Mise à jour le 18 avril 2016, au lendemain du référendum : Même si une majorité des italiens semble avoir répondu « oui » à la limitation des puits de pétrole offshore aux larges de leurs côtes, leur vote ne sera pas pris en compte. En effet, seulement un peu plus de 30% des citoyens se sont rendus aux urnes, pourcentage inférieur aux 50 %  requis pour atteindre le quorum et rendre ce référendum valide. Le résultat, quel qu’il soit, est donc déclaré nul et le gouvernement continuera de mener sa politique vis à vis des exploitations offshore comme il l’entend.

Le 17 avril prochain, les italiens seront appelés à voter en faveur ou non des puits de pétrole offshore à moins de 12 kilomètres de leurs côtes. A l’initiative de ce référendum, neuf régions côtières italiennes concernées par ces plateformes pétrolières dénoncent les conséquences environnementales de ces activités.

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Greenpeace Italie

Une initiative citoyenne

Soutenus par les organisation écologistes locales, les citoyens de ces neufs régions côtières italiennes ont exigé un référendum. Ce référendum d’initiative populaire questionnera donc les citoyens sur l’avenir qu’ils souhaitent donner à l’industrie pétrolière italienne. A savoir si les plateformes pétrolière au large de l’Italie doivent êtres exploitées jusqu’à leur épuisement, comme le veut une nouvelle législation adoptée par le gouvernement de Matteo Renzi en 2015, ou si leur exploitation doit prendre fin. Encore une fois, ce sont les citoyens qui prennent les devants et sont moteurs d’une protection écologique plus attentive.

Quels enjeux

92 des 135 plateformes pétrolières italiennes sont concernées par le référendum. Si les italiens votent oui, ces 92 plateformes devront toutes cesser leurs activités d’ici quelques années. Ce référendum représente un tournant dans la politique environnementale italienne et pourrait marquer la fin d’une bonne partie de l’extraction d’hydrocarbures dans les eaux de la péninsule.

Ce référendum fait également écho à un scandale à propos de liens étroits entre le gouvernement italien et l’industrie pétrolière. Il semblerait en effet que l’amendement adopté il y a peu par la ministre italienne du développement économique, Federica Guidi, soit fait « sur mesure » pour débloquer un projet pétrolier du géant Total, contre l’avis des principaux décideurs locaux.

L’activité pétrolière offshore dans le bassin méditerranéen vit un grand tournant en ce début d’année 2016 avec à la fois ce référendum en Italie ainsi que l’annonce récente de la ministre française de l’écologie qui a indiqué la fin de l’exploitation des hydrocarbures dans les eaux territoriales françaises méditerranéennes. Alors, bientôt la fin des gisements pétroliers et gaziers offshore en Méditerranée ? C’est en tout cas ce que nous espérons !

Léa Daulan, Rédactrice environnement

Déchets plastique premiers prédateurs de l’océan

A la suite d’une étude exclusive menée ces dernières années sur 5 plages européennes, nous présentons les premiers résultats et analyses de cette étude au cœur du rapport « Monitoring marine litter accross Europe  » . Basé sur le protocole OSPAR, ce premier rapport est déjà riche d’enseignement. Bouteilles et sacs plastique, mégots et cotons-tiges, 80% des déchets retrouvés sont d’origine plastique. Ce constat va maintenant permettre la mise en place de nouvelles solutions en vue d’une lutte durable et efficace contre les déchets aquatiques.

Télécharger le rapport

 

OSPAR c’est quoi ?

Le protocole OSPAR (Oslo-Paris), développé par la Convention des mers régionales OSPAR, est aujourd’hui le protocole de référence européen pour les opérations de collecte et de quantification des déchets sur la plage. Afin de suivre l’évolution de la quantité et de la nature des déchets aquatiques dans l’environnement, il était primordial d’avoir une méthodologie commune entre les différents pays européens.

Selon le protocole, les plages surveillées doivent l’être quatre fois dans l’année (une fois par saison) et tous les déchets présents dans la surface déterminée doivent être collectés sans exception, puis répertoriés et comptabilisés à l’aide d’une grille de tri. Ce sont tout d’abord les bénévoles de l’antenne Surfrider Finistère, soutenus par le bureau Surfrider Bretagne, qui ont débuté ce monitoring sur la plage de Porsmilin, puis ce même protocole a été reproduit sur 3 plages espagnoles (Burumendi, Inpernupe et Murguita) ainsi qu’une plage française (La Barre) dans le pays basque. Ces premiers territoires nous ont servi de zones pilotes afin d’établir un état des lieux et une première analyse de déchets qui s’échouent sur les littoraux européens.

 

Les constats du rapport

L’analyse des données sur l’année 2015 montre clairement que les morceaux de plastique sont présents systématiquement et en grand nombre sur les plages examinées. Par exemple sur la plage de La Barre à Anglet en France dans le pays basque, 94,5% des déchets retrouvés sont du plastique ou du polystyrène. De la même manière, sur la plage de Burumendi en Espagne, 96,6% des déchets sont du plastique ou du polystyrène. Sur la plage de Inpernupe dans le pays basque espagnol, environ 30% des déchets retrouvés sont du plastique et pratiquement 50% sont du verre.

Agir ensemble

Cette étude a été possible grâce au soutien financier et technique du groupe SUEZ qui nous suit dans ce projet.

« Relever le défi de la préservation des océans nécessite une mobilisation de l’ensemble des parties prenantes (acteurs politiques, économiques, scientifiques, ONG, citoyens) pour œuvrer ensemble à une prise de conscience à tous les niveaux et changer les comportements. Partenaire de longue date, SUEZ apporte son soutien à Surfrider dans la mise en œuvre du protocole OSPAR. » Jean-Louis Chaussade, Directeur Général de SUEZ

Même si une prise de conscience citoyenne, politique et industrielle, est en marche et que la réglementation va dans le bon sens (sacs plastique, coton-tige), il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour que les générations futures puissent jouir d’un océan sans plastique. Il est indispensable de repenser notre société de consommation ainsi que de prendre des mesures ambitieuses.

Léa Daulan, Rédactrice environnement

Adhérents Surfrider: comment bénéficier d’une déduction fiscale?

Si vous effectuez une déclaration en ligne (ou télédéclaration), munissez-vous de votre numéro fiscal (figurant en haut de la 1ère page de votre dernière déclaration de revenus), de votre numéro de télédéclarant (également figurant en haut de la 1ère page de votre dernière déclaration de revenus) et de votre revenu fiscal de référence, (figurant sur votre dernier avis d’impôt sur le revenu). Puis, connectez-vous sur le site internet http://www.impots.gouv.fr/ et cliquez sur l’encadré «>> Mon espace – Accéder à mes services en ligne».

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Ou, si vous déclarez vos impôts manuellement, munissez-vous simplement de votre déclaration de revenus, de vos identifiants, et de votre reçu fiscal qui vous a été envoyé par Surfrider Foundation Europe[1].

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N.B. : Dans le cadre de télédéclaration, ce justificatif n’est pas à transmettre. Cependant, il peut vous être demandé ultérieurement, en cas de besoin.

Si vous effectuez une déclaration en ligne ou télédéclaration, il vous faudra, pour accéder au formulaire à remplir, saisir vos codes personnels sur la page suivante. Validez ensuite votre saisie.

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Alors, afin de bénéficier de la déduction fiscale faisant suite à votre don à Surfider Foundation, rendez vous à la rubrique « Réductions et crédits d’impôt », dans la sous-section « Vos dons à des organismes établis en France » et saisissez dans la case « 7UF » le montant total de vos dons pour l’année 2012[2] (la déduction sera calculée automatiquement par les services des impôts). Si vous donnez à plusieurs associations de ce type, vous aurez à additionner les différents montants et inscrire le total dans cette case.

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La manœuvre sera similaire si vous effectuez une déclaration manuelle. Rejoignez donc la rubrique « 7/ Réductions et crédits d’impôt », puis la sous-rubrique « Dons à des organismes établis en France ».  Dans la case « 7UF » de la déclaration, saisissez le montant de votre don (la déduction sera calculée automatiquement par les services des impôts) ou le montant cumulé de vos dons en cas de dons à plusieurs associations de cette catégorie. Cependant à la différence de la télédéclaration, n’oubliez pas de joindre votre reçu fiscal, transmis par Surfrider Foundation Europe (cf. illustration 2).

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La suite et la fin de la procédure consistent à la démarche habituelle, qu’il s’agisse de la procédure en ligne ou de la déclaration manuelle. Votre don a alors bien été pris en compte.

Merci encore pour votre soutien !

Nathalie

Service Adhésion
05 59 23 54 99


 
[1] Si vous n’avez pas reçu ce document, contactez Nathalie Sourimant au 05.59.23.54.99 ou par e-mail à l’adresse suivante :  .

[2] Il s’agit du montant total de vos dons (ponctuels et/ou réguliers) effectués au cours de l’année civile 2012, comme indiqué sur votre reçu fiscal.

Fin de la pêche dans les grands fonds pour le groupe Scapêche

Fin mars dernier, le groupe Scapêche, premier groupe français de pêche, a annoncé qu’il arrêterait d’ici 2025 la pêche en eaux profondes. Après de vives critiques, notamment de la part de l’ONG Bloom en 2013, le groupe avait cessé début 2015 la pêche au-delà de 800 mètres de profondeur dans l’objectif de se « désengager progressivement du chalutage en eau profonde ». Cette décision s’inscrit dans le plan « pêche durable 2025″ de la société. 

Une pêche responsable

L’abandon de la pêche en eaux profondes sera progressif sur dix ans avec l’objectif d’un arrêt complet en 2025. Cela aura pour conséquence l’arrêt de la commercialisation de certaines espèces de grands fonds, comme le sabre, le grenadier de roche ou la lingue bleue. Cette mesure qui s’inscrit dans le plan « pêche durable 2025″ démontre une volonté d’opérer une mutation écologique et pourrait insuffler un vent de changement pour les autres groupes de pêche.

La voie à un renouveau des droits de la pêche ?

Le groupe précise que ses mesures nécessitent l’obtention de nouveaux droits de pêche sur d’autres espèces (cabillaud, lotte etc), afin d’évoluer vers une « pêche côtière et artisanale ». La Scapêche est le seul armement en Europe à appliquer cette mesure alors qu’il n’existe pas encore de contraintes réglementaires. Le Parlement européen a d’ailleurs récemment rejeté la proposition d’interdiction du chalutage en eau profonde.

Le rôle des associations et des citoyens

Même si le groupe justifie cette démarche par une volonté de proposer « une consommation responsable » à ses clients, c’est toutefois sans aucun doute grâce à la mobilisation des ONG et des citoyens que des avancées concrètes sur la pêche en eaux profondes voient le jour. En effet, la campagne contre le chalutage profond menée par l’association Bloom a certainement fait la différence et a mené à la révision de la politique de pêche du groupe Agromousquetaires. En 2013, dans le cadre de sa campagne, Bloom publiait une BD rédigée par Penelope Bagieu, qui mettait en lumière et dénonçait cette pêche abusive. Cette BD avait beaucoup fait parler d’elle et cela démontre encore une fois que la mobilisation des citoyens et des ONG a du poids et qu’elle peut faire pression sur les grands groupes.

Nous espérons en tout cas que l’annonce de cette mesure par le groupe Scapêche échoppera une ambition de réglementation européenne sur ce sujet et que de nouvelles négociations reprendront prochainement à Bruxelles.

Léa Daulan, Rédactrice environnement