Surfrider lance son appli Ocean’s Zero ! Pour une vie zéro déchet !

Réduire la pollution des océans passe aussi par une réduction des déchets dans son quotidien. Dans un monde où les produits sont sur-emballés, où le jetable fait partie de la norme et où le consommer plus règne en maître, il n’est pas forcément évident de limiter sa production de déchets. C’est la raison pour laquelle Surfrider sort son application Ocean’s Zero.

Pourquoi une application ?

Surfrider sensibilise depuis presque 30 ans les citoyens aux problématiques environnementales liées à l’océan, et notamment aux déchets aquatiques. Chacun peut agir à son niveau et s’engager dans une démarche positive afin de limiter sa production de déchets. Véritable compagnon de notre quotidien, nos téléphones peuvent aussi nous permettre d’adopter des comportements plus respectueux pour l’environnement.

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Le projet Ocean’s Zero : 25 défis à relever

Do it yourself, gestes simples à adopter et bons réflexes, Ocean’s Zero t’accompagne vers un mode de vie zéro déchet avec 25 défis à réaliser pour réduire ton impact sur l’environnement et les océans. A ton rythme, tu pourras suivre ta progression et mesurer l’effet positif de chacune de tes actions. Que tu sois novice ou déjà avancé dans la démarche zéro déchet, tu trouveras toutes les informations informations utiles pour réduire considérablement ta production de déchets.

En plus d’en apprendre davantage sur le zéro déchet, Ocean’s Zero te permet de mesurer collectivement les effets positifs de chaque défi proposé.

 

Télécharge l’appli dès à présent !

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Marée noire en Méditerranée : les parcs nationaux en alerte, Surfrider prêt à aller en justice

Le 7 octobre dernier, le navire tunisien « Ulysse » est entré en collision avec un porte-conteneurs chypriote au large du nord de l’île de beauté. Suite à cette collision, une nappe de 600 tonnes de fioul de propulsion s’est échappée et des travaux de dépollution ont rapidement était mis en place en mer. Malgré ces dispositifs, plusieurs plages du Var, notamment celles du Parc National de Port Cros ont été touchées par cette pollution aux hydrocarbures entrainant le déclenchement du plan Polmar. Plus récemment c’était au tour du Parc National des Calanques de demander le déclenchement du plan Polmar face au risque élevé de pollution et de se tenir prêt à intervenir.

Une enquête toujours en cours, un désastre écologique annoncé

Trois semaines après la collision entre les deux navires au large du Cap Corse, les conclusions de l’enquête ne sont pas encore connues mais les dégâts environnementaux sont déjà bien visibles, même s’ils restent difficiles à mesurer. Les conditions météorologiques risquent d’accentuer l’arrivée des hydrocarbures sur les plages méditerranéennes dans les prochains jours. Ces hydrocarbures de propulsion qui servent de carburant aux navires sont, certes moins dévastateur que le fioul lourd transporté par les pétroliers (comme lors du naufrage de l’Erika par exemple), mais représentent une sérieuse menace pour les écosystèmes touchés et le nettoyage des côtes prendra des semaines voire des mois.

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La sécurité et les risques du transport maritime en Méditerranée sont à nouveau questionnés, mais également la participation de ce secteur d’activité à la transition énergétique. Aujourd’hui des solutions alternatives aux moteurs diesel existent, notamment la propulsion électrique en complément, l’utilisation de GNL (Gaz Naturel Liquéfié) ou encore l’utilisation du vent pour limiter la consommation de carburant. Ces solutions permettent non seulement de réduire la pollution des navires lors de leur navigation en limitant leurs émissions, mais également de diminuer les impacts environnementaux en cas d’accident en limitant la quantité d’hydrocarbures présent dans les réservoirs des navires. Si un fioul de meilleure qualité avait également été choisi par l’armateur, les conséquences écologiques seraient moins dévastatrices, et les émissions de gaz à effet de serre seraient grandement réduites. Surfrider travaille notamment avec de la Méridionale et Corsica Linea dans l’amélioration de leur performance énergétique ainsi qu’à la sensibilisation du public.

Surfrider a décidé de porter plainte suite à cette pollution

SDS Rain, Carthage, Trefin Adam, Eurika, autant d’affaires dans lesquelles Surfrider s’est constitué partie civile face à des pollutions par les transports maritimes en Méditerranée et des capitaines et armateurs peu respectueux de l’environnement. Pour la première fois de son histoire, Surfrider compte faire valoir le préjudice écologique engendré par cette pollution aux hydrocarbures devant les tribunaux. La piste de l’erreur humaine est privilégiée mais il faut encore attendre la publication des résultats de l’enquête avant de pouvoir entamer une action en justice. D’après les experts, le navire tunisien était proche de sa vitesse de se croisière lorsque la collision s’est produite, en pleine journée, avec une mer calme. Il semble donc qu’un manque de vigilance de la part de l’équipage soit en cause dans cette collision.

En 2015, la France présentait une étude à l’OMI (Organisation Maritime International) sur les conditions de travail des équipages et plus particulièrement des officiers de quart, qui ne sont que deux sur ce type de navires. Les conclusions de cette étude montrent que ces officiers travaillent en permanence et de façon intensive sur les plans de navigations, et dérogent bien souvent à la limitation de leur temps de travail et donc de leur temps de repos. La sécurité du transport maritime, notamment en Méditerranée (mer semi-fermée et première zone de circulation par voie maritime) est un enjeu crucial pour Surfrider.

Depuis plus de 10 ans Surfrider mène des actions systématiques contre ces pollueurs des mers peu scrupuleux. L’association œuvre pour l’application du principe pollueur-payeur aux acteurs du transport maritime et pour la consolidation des jurisprudences concernant le préjudice écologique. 

Les questions concernant le transport maritime vous importent ? Dites-le en répondant à la consultation européenne “Voice For The Ocean” afin que l’océan fasse partie des politiques européennes dans les années à venir.

Les bonnes pratiques contre les bouteilles plastique, le guide Surfrider

Les villes, les agglomérations, les métropoles et les capitales ont un rôle important à jouer dans la réduction de la pollution plastique et notamment celle des bouteilles plastique, qui rappelons-le, font partie des déchets les plus retrouvés sur nos plages. Cet objet plastique à usage unique que l’on voit sur un trottoir, dans un caniveau, sur le bord d’une route, finit bien souvent dans l’océan.

Surfrider a identifié 5 axes majeurs de progrès sur lesquelles chaque ville devrait travailler pour réduire cette pollution. Nous les avons réunis dans un guide à destination des élus des collectivités territoriales mais également pour les citoyens afin de faire avancer les réformes sur cette problématique grandissante.

1. Réduire les bouteilles à la source

Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas. En incitant les citoyens à se tourner vers des solutions alternatives aux bouteilles plastique, les villes jouent un rôle essentiel dans la réduction des déchets plastique.
Les villes peuvent décider de légiférer pour une limitation ou une interdiction des bouteilles plastique au sein de leurs institutions ou encore lors des événements.

Concord (USA)
Depuis 2013, la ville de Concord a totalement interdit la vente de bouteille d’eau plate de moins de 1L et la vente de bouteilles plastique lors des événements sportifs.

2. Promouvoir des solutions alternatives

En développant l’accès à l’eau potable, notamment avec des fontaines, les villes incitent les citoyens à utiliser des gourdes réutilisables. Avantage à la fois écologique et économique l’eau en bouteilles étant entre 100 et 300 fois plus chère que l’eau du robinet.

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Londres (UK)
Porté par des ONG et des associations, le campagne Refill London (re-remplir Londres) a pour objectif de faciliter l’accès à l’eau potable à travers la création d’un réseau de fontaines, mais également en incitant les commerçants et entreprises à devenir des points d’accès d’eau gratuits.

3. Améliorer le design et promouvoir l’écoconception

Il faut repenser le cycle de vie des produits, prévoir la fin de vie d’un produit avant sa conception. L’écoconception entre dans une logique d’économie circulaire en intégrant dès le départ l’idée de réemploi, réutilisation ou de recyclage.

Costa Rica
Le Costa Rica a décidé d’investir dans la recherche et le développement afin d’améliorer l’écoconception des plastiques à usage unique en commençant par les bouteilles plastiques.

4. Améliorer la fin de vie

La réduction des bouteilles plastique dans l’environnement implique une optimisation de la collecte des déchets. Ainsi les autorités publiques doivent mettre en place des infrastructures et des systèmes de collecte et de tri efficaces et innovants. De plus en plus de villes et de pays se tournent vers un système de consigne.

Estonie
Depuis 2005, l’Estonie a mis en place un système de consignes payantes (0,10€) notamment sur les bouteilles en plastique. Il est l’un des plus efficaces en Europe avec un taux de recyclage des bouteilles plastique à 90%.

5. Informer et sensibiliser les citoyens

Il est nécessaire de passer d’une société de consommation de masse à une société écoresponsable. Les villes sont des interlocuteurs privilégiés avec les citoyens, elles ont donc un rôle important à jouer dans la sensibilisation et l’éducation des citoyens sur les bouteilles plastique.

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Les moyens à disposition des villes
Des campagnes de sensibilisation et de communication : affichages, communication digitale, évènements dédiés
La mise à disposition d’une information claire et facilement accessible par le consommateur : étiquetage des produits, sites d’information

Pour en savoir plus sur les bonnes pratiques à suivre, retrouvez notre guide à destination des villes et des citoyens. Nous, citoyens, devons continuer à nous mobiliser pour que des changements soient opérés à tous les niveaux.   

Ostreopsis Ovata : une microalgue sous haute surveillance en Méditerranée

Ces dernières années, un phénomène d’apparition et de prolifération d’une algue appelée Ostreopsis ovata est apparu en Méditerranée. Cette microalgue peut être toxique et avoir des effets néfastes tant sur l’environnement que sur la santé humaine. Dans la volonté de suivre l’évolution de la présence de cette algue et de sensibiliser la population, Surfrider Foundation Europe se mobilise en Méditerranée afin de mettre en place des mesures préventives et informatives.

Qui est-elle ? 

 Présente habituellement dans les eaux chaudes tropicales, Ostreopsis ovata est une algue microscopique unicellulaire, invisible à l’œil nu. Elle apparait dans le milieu côtier, peu profond et peu agité. Même si les conditions de son apparition en mer Méditerranée restent incertaines, le réchauffement des eaux et le transport maritime en sont probablement à l’origine.

Ostreopsis ovata se fixe le long du littoral, au fond des eaux, sur les rochers ou sur d’autres algues. Parfois, les cellules peuvent se détacher du support de l’algue, suite à une agitation de l’eau ou des piétinements par exemple, et se retrouver libérées dans la colonne d’eau (espace entre la surface et le fond composé de différentes strates et couches thermiques).  Elles peuvent aussi se trouver dans les embruns et être poussées vers le littoral avec le vent. Lorsque certaines conditions sont réunies, l’algue se multiplie massivement pour former des amas marrons et gluants, appelés « efflorescence » ou « bloom ».  

Quels impacts sur l’environnement et la santé 

Ostreopsis ovata produit une toxine, la palytoxine, qui, lorsque la microalgue gagne la surface, se diffuse dans l’air et peut  occasionner des désagréments : rhume, toux, fièvre, troubles respiratoires, qui diminuent habituellement dans les 24 à 48 heures sans complications. Néanmoins, ces symptômes peuvent s’intensifier et restent à surveiller.

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Même sans contact direct avec l’eau, les symptômes peuvent apparaître, causés par l’inhalation des gouttelettes transportées par le vent par exemple.  Outre le danger pour la santé humaine, cette microalgue nuit aussi aux écosystèmes marins. Lors de son apparition dans le milieu, l’Ostreopsis ovata cause la mortalité d’organismes benthiques (fixés ou rasants le sol) par asphyxie du milieu et la mortalité d’organismes filtreurs par ingestion des toxines. De plus, l’accumulation de cette microalgue perturbe fortement la chaîne alimentaire.  

Que fait Surfrider Europe ? 

Depuis 2010, Surfrider a intégré l’étude d’Ostreopsis ovata au réseau de suivi de Qualité de l’eau et santé des usagers. Concrètement, des prélèvements réguliers sont effectués dans la colonne d’eau et sur les macro algues sur 8 sites en Méditerranée, pour appréhender l’impact sanitaire et environnemental et observer les conditions météorologiques. Surfrider a aussi pour objectif de participer à l’évolution des connaissances sur l’apparition de l’algue, réunir les acteurs et impulser la concertation.

En collaboration avec des acteurs de la recherche scientifique et des institutions pour des actions de sensibilisation auprès des pratiquants d’activités nautiques et du grand public, Surfrider a intégré ce nouveau paramètre biologique à son réseau de surveillance de la qualité de l’eau des zones d’activités nautiques.  

Avec ce suivi, Surfrider peut aussi prévenir et limiter les impacts socio-économiques dus à l’apparition de cette algue : activités le long du littoral affectées, fermeture de plages en période estivale, mauvaise réputation de stations balnéaires, etc. 

En 2018, Surfrider souhaite mettre l’accent sur l’information du public et la prévention des risques. A cet effet, Surfrider propose un cours en ligne sur sa plateforme éducative Ocean Campus et un livret explicatif illustré pour reconnaître cette algue microscopique et ses effets. 

Le livret Ostreopsis ovata

Affaire Alteo : vers la fin des dérogations et un renforcement des contrôles

Le 20 juillet dernier, le Tribunal administratif de Marseille a rendu son verdict concernant la dérogation aux normes pollution de l’usine Alteo et ses rejets toxiques en Méditerranée, plus connus sous le nom des « boues rouges ». Conclusion du verdict : dérogation réduite de deux ans, et obligation d’effectuer d’une étude sur les effets cumulés des rejets en mer contre Alteo. Une victoire notable après 10 ans de lutte pour l’équipe de Surfrider et son programme Gardiens De la Côte, contre le leader mondial de production d’alumines.  

 

Rappel des faits et de l’urgence environnementale  

Depuis plus de 50 ans de grandes quantités de déchets industriels sont déversées par l’usine Alteo dans une fosse sous-marine au large de Cassis. Les effluents liquides (anciennement boues rouges) sont acheminés sur 54,6 km par tuyau jusqu’à la mer puis rejetés à 7,7 km des côtes et déversés à 320 m de profondeur dans le canyon de Cassidaigne. Plus de 20 M de tonnes de boues rouges ont déjà été rejetées sur plus de 2 000 km2 de fonds marins, soit 1 095 tonnes par jour en moyenne depuis 1967.  

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©GARRO Thierry/PHOTOPQR/LA PROVENCE

En 1998, l’entreprise Alteo se voit octroyer par arrêté préfectoral, le droit de déroger aux seuils de pollution autorisés en Méditerranée, et ce jusqu’en 2015. Fin 2015, un nouvel arrêté prolonge cette dérogation jusqu’en 2021 pour encourager l’entreprise à « poursuivre ses efforts ». Surfrider Foundation Europe demande dès l’année 2016 l’annulation de ce nouvel arrêté autorisant un nouvelle fois l’usine Alteo à dépasser les seuils de rejets toxiques !  

 

Le positionnement de Surfrider et le verdict de l’affaire Alteo 

Dans le cas précis du dossier Alteo, Surfrider exige que les réglementations nationales et européennes soient respectées sans dérogation. « L’exploitant aurait dû réfléchir aux solutions de mise en conformité de ses installations. Ce n’est pas à la mer méditerranée et à ses usagers directs d’en payer aujourd’hui le prix. » explique encore Sarah Hatimi, Responsable du programme qualité de l’eau au bureau Surfrider Méditerranée.  

Surfrider avait demandé l’annulation complète de l’arrêté en date du 28 décembre 2015. Le tribunal administratif de Marseille n’est pas allé jusqu’à l’annulation mais a tout de même réduit de 2 ans la dérogation octroyée à Alteo, y mettant fin le 31 décembre 2019. « Un terme anticipé, réaliste et raisonnable  » se félicitent les experts de Surfrider Foundation Europe. 

Le Tribunal constate également l’absence d’analyse des effets cumulés des rejets en mer du projet et somme le Préfet et l’usine Alteo de compléter l’étude d’impact de ses effets ainsi que le stockage des boues rouges sur le site de Mange-Garri. Surfrider Europe restera présent et alerte sur le dossier en cours notamment jusqu’à l’application effective de la régulation des rejets autorisées prévue pour 2019. 

 

La décision du Tribunal administratif de Marseille de revenir sur l’arrêté de 2015 est d’abord une victoire pour la Méditerranée contre les industries polluantes. C’est une victoire des citoyens et des différentes associations qui se sont mobilisés pour dénoncer cette pollution ! Mais la lutte pour la préservation du milieu marin doit continuer sur le terrain comme en témoigne les campagnes en cours du programme Gardiens De la Côte de Surfrider. 

Surfrider interpelle les villes dans sa lutte contre les bouteilles en plastique

Véritable fléau, 5 à 13 millions de tonnes de plastique finissent dans les océans chaque année. Alors même que l’Union européenne vient de proposer des mesures pour réduire les plastiques à usage unique, Surfrider Foundation Europe appelle les villes européennes à agir pour réduire la pollution due aux bouteilles plastique.

La Commission européenne fait un pas pour la réduction des déchets plastique

Comme annoncée en janvier dans sa Stratégie plastique, la Commission européenne vient de proposer une législation sur les plastiques à usage unique ayant vocation à n’être utilisés qu’une fois, pour quelques minutes ou heures (pailles, coton-tige, gobelets plastiques, etc.)

Entre autres mesures, la proposition prévoit un objectif de collecte de 90 % des bouteilles en plastique d’ici 2025 et la réduction de la consommation des gobelets en plastique. Chaque pays devrait mettre en place les mesures appropriées pour atteindre cet objectif, par exemple la mise en place d’un système de consigne pour optimiser la collecte des bouteilles.

De plus, la Commission européenne propose, des objectifs de réduction de la consommation de certains produits ainsi que des obligations pour les Etats en matière d’étiquetage et de sensibilisation. De manière générale, chacune de ces mesures vise à réduire les déchets les plus retrouvés sur les plages européennes.

Ces propositions vont maintenant être discutées puis amendées par le Parlement européen et par le Conseil de l’UE. Surfrider Foundation Europe, en coordination avec d’autres ONG, au sein de la coalition européenne Rethink Plastic, va œuvrer pour que le texte soit renforcé, notamment avec des objectifs chiffrés de réduction.

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Les villes, actrices clés du changement

La meilleure façon de diminuer efficacement les déchets reste de réduire, à la source, la production et consommation des plastiques, notamment ceux à usage unique.

Les villes, par leur proximité avec les citoyens et leur obligation de mettre en œuvre les politiques nationales et européennes sur leurs territoires, sont des acteurs clés de la transition écologique. Elles ont un rôle important à jouer dans la gestion et la réduction des déchets. Le rôle des villes dans la transition écologique était l’objet de la Green Week, une semaine consacrée aux modes de production durables, qui s’est déroulée à Bruxelles et à travers l’Europe du 21 au 25 Mai.

A cette occasion, Surfrider a interpellé directement plusieurs métropoles européennes, notamment Burgas et Lisbonne. L’objectif ? Leur demander d’agir pour mettre fin à l’utilisation des bouteilles au environnements de travail (bureaux, réunions, conférences) ou leur d’organisation d’évènement sur leur territoire.

En utilisant le levier de la commande publique, les villes peuvent fonctionner de façon plus écoresponsable et être en cohérence avec leur politique de développement durable. Pour répondre aux attentes de leurs citoyens, elles doivent également prendre des mesures pour faciliter l’accès aux alternatives durables. Par exemple, les métropoles peuvent développer les fontaines d’eau publique, inciter à l’éco-conception et la réutilisation des contenants, mettre en place des mesures de restrictions des bouteilles en plastique, etc.

Un message fort

Les bouteilles en plastique ne sont pas un emballage ordinaire, elles comptent, avec leurs bouchons parmi les 10 déchets que l’on retrouve le plus sur les plages et le long des rivières. Jetées après quelques minutes d’utilisation, ces bouteilles se retrouvent trop souvent dans l’environnement, représentant un véritable danger pour la faune et la flore. Les bouchons sont ingérés par les oiseaux et mammifères marins, tandis que les bouteilles se dégradent en microparticules de plastique qui vont contaminer les écosystèmes.

Pour interpeller ces villes et faire passer son message, Surfrider a choisi de s’appuyer sur un symbole fort : une bouteille à la mer. A l’attention des représentants des villes et de l’UE, la bouteille en verre contient une lettre qui appelle les institutions publiques à prendre des mesures concrètes pour la réduction de la pollution due aux bouteilles en plastique.

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Alors que les citoyens européens adoptent un mode de vie plus écoresponsable et que l’Union européenne se saisit de la question de la pollution plastique, les villes, motrices du changement, doivent se saisir de cette dynamique et renforcer leurs actions en matière de lutte contre la pollution plastique.

Elections européennes 2019 : faisons entendre la voix de l’océan !

Mettre les océans au cœur des programmes pour les élections européennes, c’est le nouveau défi de Surfrider Foundation Europe avec la campagne Voice for the Ocean. A l’approche des élections européennes en 2019, Surfrider souhaite mobiliser une large communauté de citoyens européens autour d’une consultation. L’objectif : faire des propositions concrètes en faveur de la protection des océans aux futurs parlementaires européens.

Voice for the ocean : une plateforme de consultation pour donner sa voix…

La plateforme de consultation Voice for the Ocean permet à chaque citoyen de donner son avis sur les priorités d’actions à mener au niveau européen. A l’issue de l’année 2018, les milliers de réponses collectées seront présentées publiquement par Surfrider Fondation Europe aux candidats européens. L’objectif est qu’ils s’engagent à intégrer les priorités exprimées dans leur programme pour les 5 ans à venir.

Au long de l’année 2018, un tour européen d’événements aura lieu dans 5 pays. Une occasion pour amener citoyens, décideurs et experts scientifiques à échanger et débattre sur les sujets de la consultation tels que l’impact du tourisme et du transport maritime sur la qualité de l’eau ou encore les problématiques de protection du littoral face au changement climatique.

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Comment participer à Voice for the Ocean ?

Le principe de la consultation est très simple. Il suffit de se rendre sur la plateforme et se laisser guider ! Voice for the Ocean, permet à chaque visiteur de s’informer suivant son profil et son niveau de connaissance. Ainsi, que vous soyez un amoureux de l’océan, enseignant, expert ou citoyen, vous pourrez bénéficier d’une expérience personnalisée sur la plateforme.

Les 4 grandes thématiques de la consultation relatent des enjeux environnementaux actuels et futurs autour de l’océan : la pollution aquatique, l’exploitation des ressources, la connaissance sur les océans et la protection du patrimoine local et des activités sur le littoral.

Pour une campagne européenne sous le signe de la protection de l’océan

En mai 2019, à l’issue de la campagne électorale, nous élirons les futurs parlementaires européens. Dès le début de leur mandat, ils seront chargés de voter et légiférer sur les propositions de loi de la Commission européenne. Une occasion pour Surfrider de poser certains sujets sur la table des candidats et les interpeller sur les problématiques environnementales.

En ce qui concerne la protection de l’océan, la majorité des décisions sont prises au niveau européen. Les avancées législatives en matière de qualité de l’eau, de déchets aquatiques, ou encore au niveau du transport maritime et des énergies, se fera donc au niveau européen. Alors n’attendons pas pour agir et influencer les programmes des décideurs ! Faisons entendre la voix des océans avec Voice for the Ocean.

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Pour découvrir toutes les thématiques et donner sa voix, répondez à la consultation dès maintenant ! Mettons les océans au cœur du programme pour 2019, pour continuer à lutter contre la pollution aquatique et la destruction des éco-systèmes marins.

Je donne ma voix.

Week-end du lancement des initiatives Océanes : un grand merci !

Le week-end dernier, du 22 au 25 mars, a eu lieu le lancement des Initiatives Océanes. Partout en Europe, vous avez été nombreux à vous rassembler pour réaliser une collecte de déchets proche de chez vous : merci ! Cette 24ème édition est donc officiellement lancée. Le programme phare de Surfrider se prolonge tout au long de l’année pour continuer à sensibiliser et à œuvrer pour un changement durable. Plus que jamais, ne laissez plus les déchets vous envahir !

Un week-end de mobilisation européenne

Sur le territoire européen, plus de 80 collectes ont été réalisées pendant le week-end ainsi que deux à l’international, au Maroc et au Sénégal. Plus de 35 collectes ont été organisées en France, 20 en Belgique, 8 au Portugal, 4 en Italie et en Espagne etc. Bref, de nombreux citoyens européens ont répondu présents lors de ce week-end incontournable, pour un véritable succès !

La majorité des collectes organisées ont eu lieu sur les plages et au bord des rivières. A l’initiative de ces regroupements ? Surfrider Foundation Europe, d’autres associations, des sportifs, et surtout vous, des écocitoyens. Parce que l’objectif premier des Initiatives Océanes est de sensibiliser le plus grand nombre, il est essentiel de rassembler tous les publics.

Au total, sept fiches bilan de collecte ont été réalisées et transmises à Surfrider. Cette démarche permet d’identifier la nature des déchets les plus présents, de rassembler plusieurs données et de réaliser un échantillonnage.

Une belle dynamique lors des Initiatives Océanes belges !

Surfrider Foundation Eneco Beach Clean Beach 2018

En Belgique, l’association Eneco participe au programme des Initiatives Océanes de Surfrider avec son mouvement l’Eneco Beauch Clean Up. Sur toute la côte, près de 4000 participants ont rejoint les plages belges pour ramasser les déchets. Notamment, plus de 1 600 personnes se sont rassemblées sur la plage de Bankemarch où le Commissaire européen à l’environnement, aux affaires maritimes et à la pêche, Karmenu Vella, a fait l’honneur de sa présence. Il souligne l’importance de sensibiliser le public face au problème des déchets aquatiques et de protéger nos océans. Au total, tous les participants ont contribué à la collecte de 5.5 tonnes de déchets.

Grande collecte sur le Bassin de la Villette à Paris

A Paris, une centaine de bénévoles se sont rassemblés aux abords du Bassin de la Villette à l’initiative de l’antenne Surfrider Paris, le dimanche, pour collecter, compter, trier et analyser tous types de déchets. En 1h30 environ, le résultat est sans appel. Comme les années précédentes, l’item le plus retrouvé reste le mégot de cigarette. Pour cette 24ème édition, 23 000 mégots ont été ramassés. La liste des items collectés se rallonge avec des capsules de bières, des emballages alimentaires, des gobelets et bouteilles en plastique, pailles, briquets … Plus insolites, les parisiens ont aussi trouvé une micro-onde, un casque de moto ou des bonbonnes de gaz. Pendant la collecte, les bénévoles ont ainsi pu rencontrer les passants pour les sensibiliser à ces polluants et aux bons gestes à adopter d’urgence.

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Surfrider Foundation Europe tient à remercier l’ensemble des participants à ce week-end de lancement des Initiatives Océanes. Ce programme phare veut résoudre la problématique des déchets aquatiques au travers de l’éducation et de la sensibilisation, de la science participative et du lobby.

Ne laissez pas les déchets vous envahir : les Initiatives Océanes se poursuivent tout au long de l’année ! Tout le monde peut s’engager à différents niveaux, en participant à une collecte ou en organisant une : Surfrider s’engage à vous accompagner.

#TrashInvasion : une campagne polluante pour encourager à agir !

Pour la 24ème édition des Initiatives Océanes, Surfrider Foundation Europe, en partenariat avec l’agence de publicité Young & Rubicam Paris, révèle sa campagne Trash Invasion, 100 % digitale et … polluante ! Ce dispositif à ampleur européenne a pour but de rappeler l’omniprésence des déchets dans notre quotidien et de promouvoir une solution simple : la collecte de déchets lors d’Initiatives Océanes.

#TrashInvasion : c’est quoi ?

La campagne Trash Invasion vise à alarmer et à sensibiliser le grand public sur la problématique des déchets aquatiques. Comment mobiliser sur l’urgence d’agir ? Surfrider a choisi une méthode innovante et 100 % digitale sur l’un des réseaux sociaux les plus prisés, Instagram.

Pendant trois semaines, @bibinesoularde, @pailleàladérive @grosbidonvide et d’autres ont envahi le réseau, à l’affut de leurs endroits préférés : plages, cours d’eau et fonds-marins. Ces comptes déchets ont aimé puis commenté vos photos pour, tout simplement, rappeler qu’ils sont partout. Collants, envahissants, perturbants… ils sont venus polluer vos photos idylliques !

En parallèle, chaque compte déchet décline une affiche de la campagne comprenant des informations nécessaires à la connaissance de la pollution qu’ils engendrent.

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#TrashInvasion : pourquoi ?

Chaque seconde, 412 kilos de déchets sont déversés dans les océans, dont 80 % proviennent de l’intérieur des terres. Seul 20 % sont directement abandonnés sur les rivages ou en mer. Parce que la problématique des déchets aquatiques ne touche pas uniquement les résidents du littoral, Surfrider a voulu sensibiliser un large public européen.

Pour avoir un impact important, Surfrider a choisi Instagram, réseau prisé par les utilisateurs pour poster des photos de paysages paradisiaques. Derrière #TrashInvasion, l’ONG appelle à agir. Surfrider vous invite à participer à la 24ème édition des Initiatives Océanes, programme phare de collecte de déchets. Au travers cette campagne de communication l’ONG Surfrider Foundation Europe et l’agence de publicité Young & Rubicam Paris souhaitent rappeler l’urgence d’agir afin de ne plus se laisser envahir par les déchets aquatiques !  

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Depuis plus de 25 ans Surfrider lutte pour stopper la pollution massive des Océans. Pour y contribuer, participez à un nettoyage collectif de plages, lacs, rivières, fonds-marins, près de chez vous !  Au-delà du simple geste de collecte, l’objectif est de sensibiliser et faire comprendre au grand public les enjeux liés à cette pollution. 

Vidéo Trash Invasion 

Pour plus d’informations sur les Initiatives Océanes : https://www.initiativesoceanes.org/