Bilan environnemental 2016 : découvrez tous les chiffres sur la pollution marine

Déchets les plus ramassés, déchets insolites, répartition des déchets collectés par usage, type d’activités potentiellement créatrices de déchets… Chaque année, les Initiatives Océanes permettent à Surfrider d’étudier l’évolution et les origines la pollution marine, mais aussi et surtout, de sensibiliser le public à un fléau environnemental majeur.

D’une année sur l’autre, les données volumétriques sur les déchets marins sont tristement similaires. Heureusement, alors que la pollution marine reste un fléau majeur, vous êtes toujours aussi nombreux à participer aux opérations de collecte des Initiatives Océanes (IO) sur les plages et berges de rivières. En 2016, vous avez été près de 35 000 à travers le monde. Vous avez alors collecté 1 398 m3 de déchets soit l’équivalent de 9 319 baignoires remplies.

Un grand merci à l’ensemble des participants dont la mobilisation est loin d’être vaine ! Les fiches bilan à remplir en fin de collectes sont des outils précieux pour Surfrider Foundation Europe qui réalise chaque année un Bilan environnemental des Initiatives Océanes et étudie l’évolution de ces pollutions et de leur origine. Au-delà de la collecte de déchets et du programme de sciences participatives, les Initiatives Océanes constituent avant tout une campagne pédagogique jouissant d’un fort capital sympathie. Elles permettent chaque année de sensibiliser des millions de personnes à la pollution marine.

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Chiffres 2016 globaux – Cliquer pour agrandir

Que retenir du bilan 2016 ?

Sans surprise, le plastique est la matière première de la majorité des déchets collectés : 60 à 90% en sont composés. Autre chiffre significatif : 16 % des déchets sont des morceaux de plastique de petite taille, c’est-à-dire mesurant entre 2,5 et 50 cm. Une pollution d’autant plus pernicieuse qu’elle est difficile à collecter et facilement source de confusion pour la faune qui l’intègre à son alimentation.

Par ailleurs, 79 % des déchets ramassés sont des objets à usage unique tel que le sac plastique ou la paille. Le top 10, similaire d’une année sur l’autre, comprend ainsi le sac plastique, fort heureusement interdit en France, en Allemagne et à l’horizon 2030 en UE, mais aussi les mégots de cigarette, les coton-tige, les bouteilles en plastique et de nombreux fragments de polystyrène et micro-plastique.

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Top 10 des déchets retrouvés – Cliquer pour agrandir

Du côté des objets insolites, le palmarès 2016 est pour le moins inattendu : 24 pièces détachées de voiture dont 2 carcasses entières de voiture, 6 frigos, 5 vélos, 3 télévisions, 2 bidets, un pistolet et ses balles, un cheval de manège ou encore un déguisement de Père Noël… Surfrider Europe ne peut que s’étonner du chemin parcouru par certains déchets domestiques, ou au contraire, par celui qu’ils n’ont jamais effectué jusqu’à la décharge. Ce bilan montre qu’un important travail de sensibilisation reste à effectuer concernant le recyclage et le retraitement des déchets.

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Déchets insolites retrouvés – Cliquer pour agrandir

Les bouteilles en plastique, un fléau environnemental

Les bouteilles en plastique et leurs bouchons font partie des 10 déchets que l’on retrouve le plus souvent sur les plages et dans les rivières. Ce sont des objets à usage unique qui, lorsqu’ils se retrouvent dans l’environnement nuisent à la faune qui peut s’y retrouver piégée ou l’ingérer directement. Pourtant des alternatives telles que la gourde et les fontaines à eau existent et permettraient de réduire cette pollution à la source.

S’inscrivant dans le programme de lutte contre les déchets aquatiques, Surfrider a récemment initié la campagne « Non aux bouteilles en plastique ». La campagne vise à réduire cette source de pollution marine par la promotion des solutions alternatives. Convaincu que l’initiation de comportements écoresponsables passe par la promotion d’alternatives viables, Surfrider valorisera les initiatives permettant de réduire la consommation de bouteilles de boisson à usage unique.

Sur le plan politique, Surfrider bénéficiera d’un contexte européen favorable avec le travail des instances européennes sur l’économie circulaire. L’association continuera ses actions de lobbying tout en s’appuyant sur les initiatives favorables initiées dans quelques pays européens tels que la Belgique, les Pays-Bas ou l’Allemagne.

Rendez-vous très vite pour le lancement officiel de la campagne !

Consultez le Bilan environnemental des Initiatives Océanes 2016 dans son intégralité.