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09-07-2009 By: Marie NicolasCorona and Surfrider act together to save one beach

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The co-operation between Corona’s “Save the Beach” and Surfrider Foundation Europe is becoming effective with a first awareness-raising event: the cleaning of a beach chosen by Internet users from Corona’s website.

The beach of Capocotta in Italy (near Rome) is in the lead for the time being. The final results will be announced on July 15th for a clean-up which will take place on July 23rd

Surfrider’s “Ocean Initiatives” and Corona’s “Save the Beach” initiative meet the same aim: to increase public awareness on macro-waste pollution threatening the beaches’ natural beauty.

For their first common action, Surfrider and Corona are inviting everyone to participate in the saving of one polluted beach. Members of Surfrider and Corona will supervise the whole operation by providing many fun educational tools to make this moment a great experience for all: kids, families*…anyone who wants to get involved!

To commit further in the environmental preservation, Corona has also decided to support Surfrider’s environmental program called Keepers of the Coast, by financing one of the endangered beaches’ cases by the end of 2010.

As soon as the results of the votes will be officially announced, you will find all the information on the selected beach on the Ocean Initiatives website

* Erratum: the clean-up is forbidden to persons under 18

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Surf Prevention , 16-07-2009 01:39 :

Une dégustation de bière est-elle prévue pour les enfants et les scolaires ? !?
Ce partenariat est scandaleux : associer votre image à celle d'une marque de boisson alcoolisée donne la nausée.

stephane surfrider , 16-07-2009 18:46 :

Cher Guillaume,

Je suis attristé que ce partenariat te donne la nausée. Je ne partage néanmoins pas ton point de vue mais je peux comprendre ta gène, même si je la trouve excessive.

Je ne pense pas être en mesure de te faire changer d’avis et je vais donc juste tâcher de te donner quelques informations contextuelles.

Concernant l’opération de nettoyage de plage avec Corona, il va de soit qu’elle est interdite au moins de 18 ans et s’il y a eu une erreur de communication là-dessus, il s’agit d’un bug.

Concernant l’idée même de partenariat avec cette marque, en voici le contexte.

Notre structure considère que son indépendance financière est nécessaire à son combat environnemental et que la meilleure des garanties de cette indépendance reste de ne dépendre d’aucun financeur majoritaire.

Nous avons ainsi orienté nos financements vers une recherche d’équilibrage de nos sources de financement entre les adhésions de nos membres, les subventions et les partenariats privés.

En ce sens, Surfrider a donc depuis sa création il y a 20 ans, assumé le fait de travailler avec le secteur privé avec 2 objectifs recherchés : engager les marques à mettre en œuvre des politiques de Responsabilité Environnementale et soutenir financièrement nos programmes de travail.

Il va de soi que nos chartes de partenariat sont extrêmement précises afin de garantir Surfrider contre toute tentative d’intrusion des partenaires dans nos prises de décision et contre une récupération d’image de l’association. Historiquement les marques de surf ont ainsi toujours été nos premiers partenaires.

Cette question d’association de l’image des associations et de marques à but lucratif est et sera toujours légitimement au centre de polémiques : certains le comprennent voire trouvent que c'est une bonne chose et d’autres sont choqués. D’ailleurs, suivant leur sensibilité propre, ils sont souvent choqués plus par certains secteurs d'activités plus que par d'autres

Surfrider est une organisation qui s’appuie totalement sur l’énergie et la passion des membres bénévoles de ses antennes locales. Or, chacun de ces bénévoles n’a pas la même vision de ce que devraient être les entreprises avec lesquelles nous devons collaborer.

Il est donc important pour notre organisation de s’attacher à une lisibilité et une cohérence de notre action et de l’image de notre organisation, notamment en rapport avec les partenariats que nous pouvons valider.

C’est pourquoi, en complément de notre volonté affichée de travailler avec certaines entreprises, nous examinons au cas par cas toutes les demandes en nous imposant un certain nombre de restrictions visant à éviter en amont des problématiques non constructives autour de partenariats avec des entités vis-à-vis desquelles nous pourrions nous retrouver en opposition directe dans le cadre d’un de nos combats de terrain. .

Dans le cas de la proposition de Corona, nous avons comme dans chaque sollicitation mis en œuvre notre processus de validation/invalidation.

Concernant les principaux critères extraits de cet examen il en est ressorti que :

- nos critères d’exclusions (« black listage ») n’incluent pas des marques de boisson alcoolisées à condition de ne pas les mentionner sur des outils pédagogiques à destination de publics mineurs

- nous n’avons pas de « combat » littoral ou environnemental en cours ou prospectif qui risquerait de nous mettre en opposition avec la marque mentionnée ; il n’y a donc pas de risque de subversion de notre action

- la demande de contreparties communicationnelles de la part de la marque est raisonnable par rapport au montant de leur soutien à notre action et par ailleurs il n’y est pas question de promotion directe de la consommation d’alcool

- le projet auquel la marque nous demande de nous associer (site web « save a beach » et nettoyages de plage) sont des actions compatibles avec notre mission.

Pour conclure, la question que tu soulèves n'est pas inintéressante et je me ferai donc l’avocat de ta remarque lors d’un prochain Conseil d’Administration pour examiner l'éventualité (ou non) de d'inclure ou pas certaines ou toutes les boissons alcoolisées dans notre black listage.

Je me réserverai aussi le droit de donner mon avis personnel lors de la discussion préalable au vote (voir post-scriptum ci dessous)

Ps :
D’un point de vue plus personnel (mon avis et non celui du salarié de l’association), je pense que dans le cadre d’un combat environnemental qui va devoir se confronter chaque jour plus à une urgence grandissante et des conséquences sanitaires malheureusement de plus en plus visible :

1 je pense que l’on peut avoir foi en l'intelligence des gens et leur faire confiance en espérant que ce genre d’opération fera naitre plus de vocations environnementales et de rencontres de bonnes volontés que d’addictions à l’alcool.

2 si on se met à intégrer dans les critères de black listage d’une ONG de protection de l’environnement des critères non environnementaux, qui fixe les valeurs morales à prendre en compte et où s’arrête t on ?

(doit on exclure les structures, institutions… qui ne répondent pas à des critères de parité homme femme, à de la discrimination positive, qui font des publicités de promotion pour des sports outdoor sans que les pratiquants ne portent de casque et/ou montrent du snowboard hors piste pouvant mettre en danger la vie d’autres gens et/ou font l’apologie du surf au soleil torse nu sans un mention indiquant que l’exposition prolongée au soleil peut provoquer des cancers,…)

3 A l'inverse, doit on intégrer toutes les valeurs morales dans toutes les actions et intégrer des valeurs environnementales en refusant par example à "Aides" une campagne de prévention contre les IST sous prétexte que les capotes sont un déchet ultime ?

Evidemment, je grossi le trait, mais je cherche juste à souligner le fait qu'il me semble impossible d'intégrer des critères "moraux" sans qu'ils aient une relation avec la mission statutaire de l'association au risque d'ouvrir une boite de pandore.

Enfin, et surtout, dans le cadre de la protection de l’environnement, il me semble important de ne pas non plus tâcher de tout rendre politiquement correct au risque de foncer toujours plus vers l’ambiguïté inhérente à la protection du plus grand nombre par l’addition croissante de restrictions des libertés individuelles…

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