Toute le monde s'agite à Copenhague. La fin du sommet des Nations Unis approche et aucun accord n'a pris forme.
Aussi, hier, le mercredi 16 décembre 2009, à 3 jours de la fin du Sommet, la conférence sur le climat des Nations Unie a vu sa présidente, Connie Hedegaard, laisser sa place, de manière plus ou moins forcée, a son premier ministre, Lars Lokke Rasmussen. Mr Rasmussen dirigera donc les discussions finales du sommet... Un ministre qui parait pourtant susciter moins d’espoir que sa prédécesseur : Copenhague a perdu son héroïne.
Dans le même temps, les techniciens ont laissé la place aux ministres, et les ministres la laisseront aujourd´hui (le jeudi 17 décembre) aux chefs d’Etats, qui devront terminer les négociations.
Nous sommes dans une valse à 3 temps. Une valse qui a mis du temps à se lancer dans les négociations souvent reportées, une valse qui s’enlise dans le brouillard danois.
Ici on ne brise pas la glace entre les différents blocs de pays mais on a plutôt l’impression que tout patine. Au Bella Center, en effet, c’est une boule de neige politique, statique et immuable, qui s’est posée sur l’étagère des intérêts économiques de chaque Etat.
Finalement, une seule impression se dégage: Ce qui bouge réellement se trouve à l´extérieur de la boule à neige: les ONG, les appels communs de la France et de l´Afrique, les négociations téléphoniques avec la Maison Blanche...
Les nuits blanches se succèdent au Bella Center mais les copies restent toujours aussi vides.
Tout devrait se débloquer à l’arrivée des chefs d’Etats dans la sphère du Bella Center. Nous attendons un texte qui fasse la synthèse entre la convention de Kyoto et le groupe travaillant sur les actions à long terme.
Nous espérons que les engagements politiques européens auront un effet boule de neige.
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