Transport Maritime

Agir pour que navigation ne rime plus avec pollution

Le transport maritime est pour l’heure le mode de transport le plus écologique. Cependant l’ampleur des dégâts causés par un dégazage, une marée noire ou une pollution chimique consécutive à un accident prouvent qu’il est loin d’être inoffensif. Le programme « Transport & Infrastructures Maritimes » de Surfrider vise à souligner les lacunes ou incohérences législatives, et à placer chaque partie prenante dans une phase anticipative : prévenir et dissuader, pour que navigation ne rime plus avec pollution.

Des insuffisances juridiques

Depuis des siècles, les mers et les océans sont considérés comme de véritables enjeux géopolitiques. Le développement des activités humaines et les progrès technologiques apportant des risques supplémentaires importants pour l’environnement, il est rapidement apparu nécessaire d’adopter un droit maritime commun pour réglementer cet espace. La multiplication des accidents et des pollutions liées au transport maritime a forcé l’évolution de la législation de ce secteur. Si celle-ci est certes significative, elle n’est cependant pas suffisante pour permettre au transport maritime d’évoluer dans un cadre sûr.mareenoire

Les différentes pollutions liées au transport maritime

Le transport maritime est une activité anthropique polluante. Si les pollutions accidentelles, comme les marées noires par exemple, sont les plus médiatisées car les plus impressionnantes, il en existe de plus insidieuses qui forment la grande majorité des pollutions affectant le milieu marin.

  • les dégazages : qui correspondent au déversement intentionnel des cuves, et comportant des résidus d’hydrocarbure issus de la propulsion du navire ;
  • le déversement des eaux de ballast : servant à équilibrer un navire lors de son chargement et déchargement : ces eaux contiennent des micro-organismes aquatiques transportés de port en port dont certaines espèces invasives susceptibles de menacer l’équilibre des écosystèmes endémiques.
  • les pollutions domestiques : eaux noires ou grises chargées en matières polluantes ; peintures « antifouling » utilisées pour l’entretien du navire et la lutte contre la corrosion notamment grâce aux biocides qu’elles contiennent et qui relâchent des substances nocives pour les espèces aquatiques ; déchets produits par les navires et leurs équipages rejetés en mer.
  • les pollutions atmosphériques : et tout particulièrement les effets de serre qui contribuent au changement climatique.

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Prévenir les risques

Surfrider se positionne aujourd’hui comme un interlocuteur privilégié et un partenaire européen incontournable de la « problématique Océan ». Dans sa lutte pour protéger et préserver les océans, Surfrider lutte contre les pollutions et veille à faire respecter le principe pollueur-payeur. Surfrider veut contribuer à faire évoluer la législation nationale, communautaire et internationale, en identifiant les comportements à risque et en proposant de nouvelles mesures visant à accroître la sécurité du transport maritime.

10 ans de lobbying éclairé

Dans le cadre du programme Transport & Infrastructures Maritimes, de nombreuses actions juridiques ainsi qu’un important travail de lobbying auprès des institutions européennes a pu être mené au cours de ces dernières années. En 10 ans de lobbying dans le domaine du transport maritime, Surfrider a su acquérir l’expérience requise pour gérer au mieux les situations d’urgence.

Agir en justice

Le programme « Transport & Infrastructures Maritimes » vise à défendre une politique de développement durable dans le transport maritime européen. Il s’articule notamment en deux logiques : la recherche juridique et l’action en Justice. Sur ce dernier point, Surfrider se porte ainsi systématiquement partie civile lors de procés pour les rejets de substances polluantes. L’association compte aujourd’hui une vingtaine de procès pour dégazage.

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Informer et éclairer le grand public

Face à une société dans laquelle les intérêts économiques priment bien trop souvent sur les enjeux environnementaux, il est sans cesse nécessaire de trouver des moyens pour lutter contre ces pollutions, qu’elles soient accidentelles ou volontaires. En 2012, Surfrider organise une conférence internationale sur la sécurité maritime et publie un rapport. Un temps fort en présence de députés européens et de membres de la Commission Européenne, qui a permis d’informer et d’éclairer tant que le grand public et les pouvoirs publics, que les adhérents, les sympathisants et les bénévoles de l’association sur un domaine complexe dont les enjeux juridiques et environnementaux sont primordiaux.

 

Pour en savoir plus au sujet des pollutions liées au transport maritime, consultez notre plateforme d’apprentissage en ligne sur l’océan : Ocean Campus

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