Conclusion

Une vérité qui dérange

 

Après des mois d’enquête, en se basant sur les indices récoltés et les différents témoignages, nous étions en mesure de présenter les premières conclusions. Pour cela nous avons convié la presse et les personnes concernées à une conférence de presse organisée dans nos bureaux. Les résultats de notre enquête n’allaient pas plaire à tout le monde, nous en avions conscience, puisqu’au final certaines questions restaient encore sans réponse. C’est pour cela que nous avons décidé de continuer nos recherches et de garder le dossier ouvert. Pour autant, notre enquête nous a permis de prendre des mesures pour éviter que ces crimes ne se répètent trop souvent.

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Conference de presse

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Conclusions de trois années d’enquête

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Lors de cette conférence nous avons ainsi présenté trois ans de données à partir desquelles nous avons pu établir des profils type et ainsi identifier différents suspects. Nous pouvons notamment confirmer aujourd’hui qu’il existe un lien entre notre scène de crime de départ et la rivière, du fait de la similitude évidente entre les déchets retrouvés sur la plage et sur nos différentes zones d’enquête. De plus, un élément en particulier est ressorti de notre enquête. La majorité des déchets récoltés se sont avérés être composés de plastique. Ce détail a une importance cruciale puisqu’il nous a permis d’identifier ou du moins de nous rapprocher des coupables.

Lors de l’enquête nous avons mené différentes expériences dans nos bureaux. Nous avons notamment étudié les indices prélevés dans la colonne d’eau à l’aide des filets et nous avons observé leur décomposition au fil des semaines et des mois. L’expérience sur des morceaux de plastique (bouteilles et sacs) s’est révélée très intéressante. Elle nous a permis d’observer la fragmentation progressive du plastique et ainsi de mieux comprendre pourquoi les poissons pouvaient confondre ces micro-plastiques avec de la nourriture.

 

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Une vérité qui dérange

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Malheureusement, malgré des mois de collectes de données, d’analyses et de rencontres avec des spécialistes nous n’avons pas pu appréhender les coupables de ces crimes. Au fur et à mesure de notre enquête, des suspects sont venus s’ajouter à notre liste initiale et nous avons très vite réalisé que les coupables étaient bien plus nombreux que ce que nous pensions.

Néanmoins, nous pouvons déterminer le mobile et les raisons de certains des crimes étudiés : incivilités, problèmes au sein des stations d’épuration (dysfonctionnement des STEP, saturation des réseaux lors d’épisode pluvieux par exemple), activités industrielles etc. Ainsi, si nous ne pouvons pas donner de noms, il y a cependant une chose importante à retenir dans cette affaire, c’est qu’au final nous avons tous une part de responsabilité dans ces crimes. Nous n’avons pas non plus de solutions miracles, si ce n’est que nous pouvons agir en tant que citoyens et que les politiques doivent également prendre des mesures.

 

 

Les décharges, suspects majeurs de notre enquête

Si les décharges sauvages se sont vite retrouvées en haut de notre liste des suspects, nous ne pensions pas qu’il en serait de même pour les décharges légales. Lors de notre enquête nous avons découvert de nombreux écueils en termes de réglementations et de gestion de certaines décharges, possédant pourtant des autorisations en règles. Nos recherches ont ainsi démontré que certaines décharges situées près de nos zones d’enquête étaient fortement liées à notre affaire.

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Des solutions pour stopper les crimes

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Pour autant, le travail mené par la Brigade Riverine Input n’aura pas été vain, bien au contraire. Si nous n’avons pu inculper les coupables, notre enquête nous a permis de mieux cerner la nature de ces crimes et de trouver des solutions pour éviter qu’ils soient commis de nouveau. Aussi, nous conseillons aux citoyens de faire attention dans leur vie de tous les jours. Des comportements à adopter pour éviter qu’à l’avenir, nous ayons de nouveau à intervenir, aussi bien en rivière que sur les plages.

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Une affaire qui se poursuit au niveau législatif

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Cette enquête aura permis à la Brigade Riverine Input d’être reconnue comme experte sur le sujet. Tout au long de l’enquête nous avons été amenés à présenter les avancées du dossier à d’autres institutions. Nous nous sommes rendus compte que beaucoup de choses avaient évolué au niveau législatif au cours de ces dernières années pour réduire ces crimes à répétition. Ainsi notre dossier ne restera pas oublié au fond d’un placard, nous comptons bien continuer de porter l’affaire au niveau européen pour obtenir encore plus de résultats. Les données que nous avons récoltées sont scientifiquement irréfutables, il faut donc prendre des mesures au plus vite.

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L’enquête reste ouverte

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Nous avons décidé de continuer à mener l’enquête afin d’interpeller les suspects une bonne fois pour toute. De plus, nous savons de sources sûres que des crimes du même genre ont lieu dans d’autres endroits en Europe. Nous avons notamment été contacté par des collègues en méditerranée, qui confrontés au même problème, ont décidé de lancer une enquête sur le territoire en prenant exemple sur notre mode de fonctionnement et notre méthodologie. Les coupables sont-ils les mêmes?

Affaire à suivre…

 

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Riverine Input

Le projet Riverine Input mené par Surfrider Foundation Europe a pour objectif la mise en place d’un protocole scientifique de quantification et d’identification des déchets à l’échelle d’un bassin versant. Notre but est de collecter des données sur la dynamique des déchets en rivière afin d’identifier leur typologie et leur origine. Ce projet est soutenu par le Programme Eau HSBC.