Les sacs plastique sont apparus massivement dans les années 1960, en même temps que la démocratisation des supermarchés. Depuis 2011, Surfrider lutte contre cette pollution, véritable fléau pour les océans, avec sa campagne Ban the bag.

Aujourd’hui, de nombreux pays et villes ont décidé d’agir pour limiter ou interdire les sacs plastique à usage unique. Tour d’horizon des initiatives qui se poursuivent dans le monde.

sac plastique

  • Les Iles Baléares traquent le plastique pour nettoyer les plages,

Avec une économie principalement basée sur le tourisme, les Baléares souhaitent protéger leurs plages si attractives. A partir du 1er janvier 2019, aucun sac à usage unique ne pourra être distribué, seuls les sacs en plastique compostables seront autorisés.  Plus largement, le gouvernement des îles Baléares souhaite interdire la vente de tous plastiques à usage unique (gobelets, assiettes, capsules de machine à café, etc) d’ici 2020, ce qui pourrait être la législation la plus ambitieuse en Europe contre le « tout jetable ». Cependant, celle-ci reste à être adoptée par le Parlement.

Le Parlement des Baléares veut aussi inciter les établissements à offrir gratuitement l’eau du robinet, seulement distribuée en bouteille payante à ce jour.

  • En Italie, des sacs payants pour les fruits et légumes,

Depuis le 1er janvier dernier, les commerces sont obligés de ne proposer à leurs clients que des sachets plastique biodégradables payants. Les Italiens doivent alors payer leurs sacs pour les fruits et les légumes. Le prix : 0,02 euro par sac plastique biodégradable. L’objectif de cette somme significative est de réduire la consommation de ces sacs par 4 en responsabilisant le consommateur et d’inciter les alternatives compostables. Bien que la mesure divise, elle est pourtant essentielle pour le pays qui consomme un quart des 100 milliards de sacs consommés par an en Europe. Cependant, rappelons que les plastiques biodégradables ne sont pas une alternative durable car leur biodégradabilité dans le milieu (autre qu’en conditions industrielles contrôlées) ne peut absolument pas être garantie.

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  • A Bali, les initiatives se multiplient pour sauver l’île paradisiaque

L’Indonésie est le deuxième plus gros pollueur de plastique au monde après la Chine. Petite île mal équipée pour faire face à la multiplication des complexes hôteliers et aux millions de touristes, Bali produit environ 5 000 mètres cubes de déchets par jour. Tout au long de l’année, des mouvements se sont organisés pour débarrasser le littoral, les rivières et les jungles de déchets et de restaurer la beauté de l’île. Les mobilisations citoyennes comprennent des groupes tels que Bye Bye Plastic Bag, une ONG crée par deux jeunes balinaises. Ce genre d’initiative permet d’impliquer les gens et d’encourager les mesures étatiques.

  • La Grèce applique la directive européenne,

Pendant de nombreuses années, le sac plastique en caisse est resté gratuit pour les consommateurs en Grèce. A partir de 2018, ces derniers sont obligés de payer 0,04 centimes pour chaque sac en plastique qu’ils désirent. A partir de 2019, le montant passera à 0.09 centimes. Essentiellement, le coût annuel pour un consommateur variera de 10 à 14 euros pour 2018 et de 24 à 31 euros pour 2019. Bien que la somme soit moindre, le but est vraiment dissuasif et l’avancé est notoire pour un pays qui a tardé dans la prise de position contre le sac plastique. En effet, le sac plastique est très ancré dans la pratique des Grecs. Leur usage (dans les supermarchés, boulangeries, pharmacies, commerces etc) est très important et représente environ 400 sacs par habitant par an, alors que la moyenne dans les pays de l’Union européenne n’est que de 280. Cependant, les marchés et kiosques restent exemptés de la taxation et des progrès restent à faire.

  • A Taiwan, un nouveau plan pour lutter contre les sacs plastiques

Taiwan a présenté un plan de 12 ans, lancé officiellement en 2019, pour poursuivre sa lutte contre le plastique avec une interdiction générale sur les pailles et les sacs en plastique. Le plan consiste à éliminer progressivement tous les plastiques d’ici 2030 et à les remplacer par des articles réutilisables et biodégradables. Pour protéger les océans, le pays se dirige vers une interdiction totale des sacs en plastique et des pailles d’ici 2030. Si l’interdiction des sacs plastique est déjà en place depuis 2002 dans lessupermarchés et grandes surfaces de l’île, le plan étend cette restriction à plusieurs autres industries : boulangeries, pharmacies ou encore librairies… Les autorités affirment que cette série de mesures devrait permettre 20 millions de sacs plastique en moins par an.

Des initiatives notables se remarquent partout dans le monde. Ainsi, la conscience environnementale mondiale s’éveille sur cette source de pollution évidente. Les efforts doivent maintenant se poursuivent pour tenir les échéances en vue de réduire drastiquement le plastique. Si vous souhaitez en savoir plus sur la situation actuelle des pays de l’Union européenne, consultez le rapport still finding excuses de Surfrider.

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