Transport Maritime : des avancées importantes, Surfrider Europe en fer de lance

Du 3 au 7 juillet dernier avait lieu la 71ème session du Comité de la protection du milieu marin (MEPC). Lors de ces sessions, l’Organisation Maritime Internationale (OMI), tend à accomplir son mandat qui consiste à protéger les océans, la santé humaine, et à atténuer le changement climatique. Surfrider se mobilise pour la création d’un label européen. Tanker

Retour sur les avancées lors de la 71ème session du MEPC 

La gestion des eaux de ballast   

Elles servent à l’équilibre du navire durant le voyage et sont prélevées dans un point A, mais sont souvent rejetées dans un point B. Le problème est que les espèces vivant dans les eaux A sont parfois différentes de celles vivant dans les eaux B. En cas de meilleure capacité d’adaptation, elles deviennent envahissantes et colonisent leur nouvel environnement. Le MEPC a adopté un calendrier pour que les navires aient le temps de se conformer à la Convention sur la gestion des eaux de ballast (supposée entrer en vigueur le 8 septembre 2017). 

 Acidification des océans  

Il faut savoir que les rejets de soufre par les navires viennent de la combustion d’hydrocarbures plus ou moins épais, entrainant des rejets impactant pour la santé humaine et aussi l’environnement. Ces derniers participent de l’acidification des océans. Cette acidification impacte la faune et la flore marine sur le long terme. Si les rejets se poursuivent au rythme actuel, préviennent les chercheurs, les océans verront « leur acidité augmenter d’environ 170 % par rapport aux niveaux préindustriels d’ici à 2100 ». Rendant les océans hostiles à nombre d’espèces.  

Il existe des zones de contrôle des émissions d’oxydes de soufre (SECA), mais aussi d’azote (NECA). Dans ces zones identifiées comme sensibles, les émissions des gaz d’échappements des navires qui croisent dans ces eaux sont régulées. Les écosystèmes de ces zones sont ainsi préservés. D’ailleurs le MEPC 71 a désigné la mer du Nord, ainsi que la mer Baltique, comme des zones NECA, qui prendront effet au 1er janvier 2021.  

Réduction des émissions de gaz à effet de serre et protection du milieu arctique 

Il est désormais de notoriété publique que le rejet de ces gaz dans l’atmosphère participe du réchauffement climatique. Ce réchauffement participe de la fonte des glaces, du dérèglement climatique, et de la montée des eaux. Le MEPC 71 travaille sur une stratégie initiale de réduction des émissions de GES provenant des navires prévue pour 2018, et dès 2019 certains navires seront dans l’obligation de recueillir les données relatives à la consommation de chaque type de fuel-oil utilisé à bord. 

Le MEPC sous l’impulsion d’une coalition d’ONG dont Surfrider Europe est membre désire réduire les risques engendrés par l’utilisation et le transport de HFO (fuel-oil lourd) dans les eaux arctiques. Les HFO sont déjà interdits dans les eaux antarctiques en vertu de MARPOL (convention internationale pour la prévention de la pollution marine par les navires), et il est recommandé aux États de suivre la même pratique en Arctique. Jusqu’à présent la navigation était très limitée dans ces eaux quasi-impraticables et du même coup les risques de pollution au HFO aussi. Mais l’ouverture de la route maritime nord augmente ces risques significativement, notamment car c’est une voie essentiellement utilisée pour les hydrocarbures russes.  

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Label Shipping

La transition écologique du transport maritime est un impératif, Surfrider Europe continue de se mobiliser dans un dialogue actif avec Armateurs de France pour favoriser la prise d’engagement concrets. La création d’un label européen autour de ce secteur est le support de cette réflexion qui sera présenté lors de la Conférence internationale Our Ocean le 5 et 6 octobre à Malte. 

Nous présenterons cet engagement : Surfrider Foundation Europe announced it will work in partnership with ship-owners and key maritime stakeholders to reduce shipping emissions through the promotion of a label for sustainable shipping in France by 2025. This label will aim at certifying that businesses have measured and reduced their CO2 emissions during the transport chain of their products -from the producer to the seller- and making this effort visible to the consumers.