Appel à résidence d’artistes : l’art comme témoin du changement climatique

Pour la seconde année consécutive, Surfrider lance un appel à résidence d’artistes dans ses locaux à Biarritz. L’objectif est de sensibiliser les citoyens au sujet complexe qu’est le changement climatique à travers des outils pédagogiques mais également à travers à l’art. L’art est le moyen d’expression idéal pour inviter le public à une réflexion sur les enjeux du changement climatique sous un angle de vue différent.

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Pourquoi Surfrider Art Campus ?

En lien avec son implication dans la Conférence des parties de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21) qui s’est tenu à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, Surfrider Foundation Europe souhaite continuer sa réflexion sur les modes de sensibilisation en utilisant de nouveaux vecteurs. L’art étant un magnifique support pour sensibiliser, échanger, réfléchir et remettre en cause, Surfrider Art Campus lance pour la deuxième année une commande artistique dans ses locaux.

Surfrider Foundation Europe souhaite profiter de son implication dans la COP22 pour proposer au grand public et aux autorités nationales, européennes et internationales, un nouveau prisme d’analyse des enjeux que la société doit intégrer face au dérèglement climatique et, ce à travers le regard d’artistes contemporains sur un territoire emblématique du surf, l’Aquitaine.

Un programme alliant création et sensibilisation

Au cours de trois mois de résidence au siège de l’association à Biarritz, l’artiste sélectionné réalisera une création mettant en avant les impacts locaux du changement climatique en aquitaine soit l’érosion, la montée des eaux et la submersion. Assisté par l’équipe de Surfrider qui mettra à sa disposition son expertise sur le rôle de l’océan dans la régulation du climat, les effets du changement climatique sur le milieu marin et les solutions individuelles et collectives que l’Homme peut mettre en place pour le protéger, il pourra offrir à travers son dispositif une vision personnelle de ces thématiques.

« Souvent se pose la question de savoir quel est le meilleur moyen de changer les comportements : il me semble que le premier pas vers ce changement se fait par une rencontre, un choc, une interpellation qui passe par une multitude de médias, de supports divers et variés. Ici l’art se veut le média de cette rencontre. A mon sens la force émotionnelle d’une rencontre (avec une personne ou une œuvre artistique) est le terreau le plus propice à la prise de conscience, puis à la recherche de connaissance et enfin à une modification des comportements. C’est pour cela que nous avons développé le dispositif Surfrider Art Campus, afin de proposer une offre complémentaire visant à la sensibilisation environnementale. » – Boris Masseron, responsable Surfrider Campus

Libre de ses techniques, l’artiste aura surtout à cœur d’intégrer à son projet les dimensions de médiation et d’itinérance qui caractériseront le programme. Lors de la période de résidence dans les locaux de Surfrider Campus à Biarritz l’artiste pourra échanger autour de la création en cours avec un public majoritairement jeune et, s’il le souhaite, intégrer ces échanges au processus créatif.

Léa Daulan, Rédactrice environnement.

Caravane Gironde : en route vers l’océan

Le bureau Surfrider Gironde lance pour la première année sa caravane « En route vers l’océan » du 12 mai au 12 juin afin de sensibiliser les citoyens au problème des déchets aquatiques, particulièrement présents sur les littoraux de la région. La première étape aura lieu à Bordeaux les 12, 13 et 14 mai.

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Au programme de la Caravane Gironde

Chaque seconde, ce sont 206 kg de déchets qui sont déversés dans nos mers et océans et tous sont d’origine humaine. La caravane Gironde permet de retracer symboliquement le parcours d’un déchet du fleuve vers l’océan, en passant par l’estuaire. Elle prend différentes formes et s’illustre par l’organisation de plusieurs types d’évènements complémentaires en proposant un programme complet et adapté à différents types de public. Une dimension culturelle, sociale et patrimoniale est également associée au projet avec la participation sur chaque étape de différents acteurs locaux agrémentant la thématique des déchets aquatiques.

Pour qui se destine cette initiative ?

Ce projet ayant connu un franc succès l’année précédente en Bretagne a été réorganisé en 2016 en Gironde afin de continuer à sensibiliser les citoyens sur les problèmes actuels des déchets aquatiques. Une façon ludique, amusante et culturelle de faire face à ce sujet environnemental prédominant.

Cette caravane fluvio-estuarienne est destinée à un large panel de public : scolaires, familles, acteurs de l’environnement (publics, privés), associations, professionnels, institutionnels etc…  A travers différents outils pédagogiques et animations, qui permettront de développer les connaissances des citoyens, notre mission à travers ce projet est d’élargir les consciences à propos des déchets aquatiques.

Où et quand retrouver cette caravane ?

Ce sera donc du 12 mai au 12 juin que vous pourrez partir à l’aventure avec les caravanes pédagogiques pour un voyage qui vous embarquera dans cinq villes de Gironde : Bordeaux, Vayres, Braud-Et-Saint-Louis, Le Verdon-Sur-Mer et Saint George de Didonne.

Pour ne manquer aucune information sur la première étape à Bordeaux les 12, 13 et 14 mai, rendez vous sur la page de l’évènement en cliquant ci-dessous :

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N’hésitez plus, c’est le moment de vous jeter à l’eau pour une cause qui nous concerne tous. Découvertes, activités, ainsi que du soleil avec un peu de chance, seront au rendez-vous !

 Léa Daulan, Rédactrice environnement

Organisation Maritime Internationale : de nouvelles mesures pour lutter face au changement climatique

L’Organisation Maritime Internationale (OMI) a adopté la semaine dernière un système mandataire de suivi des émissions de gaz à effet de serre du transport maritime international. Alors que le transport maritime n’avait pas été intégré dans l’Accord de Paris malgré nos revendications et celles d’autres institutions, l’OMI marque à son tour un tournant dans la gestion internationale des gaz à effet de serre avec l’adoption de ce nouveau système.

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Un nouveau système de suivi

Le Comité de la protection du milieu marin de l’OMI a adopté une nouvelle mesure imposant aux navires d’enregistrer et de notifier leur consommation de combustibles. Ce système obligatoire de collecte de données permettra de déterminer si des mesures supplémentaires sont nécessaires pour améliorer la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre provenant des transports maritimes internationaux.

Que du positif

Cette décision de l’OMI est très positive pour nous car elle répond à une de nos revendications par rapport au transport maritime qui n’avait pas été pris en compte dans l’Accord de Paris. Ce nouveau système de suivi est un grand pas pour une gestion durable du transport maritime.

Importance du transport maritime

Une gestion écologique et durable du transport maritime revêt une importance cruciale pour une lutte efficace face au changement climatique car le transport par voie maritime représente 80% du transport mondial. Et même si le transport maritime est pour l’heure le mode de transport le plus écologique, l’ampleur des dégâts causés par un dégazage, une marée noire ou une pollution chimique consécutive à un accident maritime prouvent qu’il est loin d’être inoffensif. C’est d’ailleurs afin de sensibiliser les jeunes aux enjeux du transport maritime, que le 17 mai prochain nous organisons une conférence à Paris en collaboration avec Armateurs de France : « Le transport maritime sur la voie de la transition énergétique. Après l’Accord de Paris et avant l’année européenne du «shipping »: quel chemin parcouru ? Quels chantiers pour l’avenir ? ».

Dans la lutte contre le changement climatique chaque acteur possède une part de solution et l’Organisation Maritime Internationale l’a bien compris en s’engageant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Une nouvelle étape de franchie sur le long chemin de cette lutte. 

Léa Daulan, Rédactrice environnement

2016 : nouvelle année de mobilisation pour l’océan avec la Plateforme Océan et Climat

Depuis sa création en 2014, nous vous parlons régulièrement de la Plateforme Océan et Climat, regroupant des scientifiques, des associations et des institutions, dont les revendications pour l’intégration de l’océan dans les discussions avaient été largement entendues lors de la COP21. Pour que cette plateforme continue d’exister, il est nécessaire que les membres continuent de se réunir afin de renforcer les plans d’actions au vue de la COP22 et de définir des axes stratégiques de travail à moyen terme. C’est dans cette objectif que les membres se sont réunis au siège de Surfrider Europe ce vendredi 22 avril à Biarritz.

« Houle, Surf et changement climatique »

Dans le cadre de la réunion des membres de la Plateforme dans nos locaux à Biarritz, nous avons organisé une conférence « Surf, Houle et changement climatique » qui s’est tenue à la Cité de l’Océan à Biarritz. Animée entre autres par Fabien Leckler du SHOM (Service Hydrographique et Océanographiques de la Marine) et Gibus de Soultrait, co-fondateur de Surfrider et journaliste, la conférence évoquait les effets du dérèglement climatique sur l’océan : hausse du niveau de la mer, augmentation de la température et acidification de l’océan mais aussi modification des courants et des vents. Les conférenciers ont également argumenté sur les solutions d’adaptation basées sur la nature qui permettent de recréer les conditions écosystémiques de formation des vagues.

Objectifs 2016

Après de nombreuses victoires, dont une COP21 réussie, avec l’intégration de l’océan dans l’Accord de Paris ainsi que l’organisation d’une journée dédiée à l’Océan au Bourget et récemment l’obtention d’un rapport du GIEC consacré à l’Océan, il n’est pas question pour l’ensemble des membres de la POC de se reposer sur ses lauriers. Depuis le début d’année, nous travaillons ainsi sur 3 axes stratégiques :

  • une diffusion plus large de la connaissance sur les enjeux liés à l’océan et au climat
  • la recherche de solutions économiques, en particulier celles liées au transport maritime (enjeu laissé de côté lors de la COP21)
  • la recherche de solutions fondées sur la nature notamment avec une meilleure protection et gestion des écosystèmes et aires marines.

Hasard de calendrier, le séminaire de la POC se déroulait le même jour que la signature de l’Accord de Paris à New-York, où était présente Françoise Gaill, membre de la POC, conviée par la présidente de la COP. Les prochains objectifs pour la Plateforme Océan et Climat sont donc bien évidemment la COP22 au cours de laquelle une journée dédiée à l’Océan devrait être organisée, mais aussi le 8 juin prochain, pour célébrer l’anniversaire de création de la POC à l’occasion de la journée mondiale de l’océan.

L’océan, faisant partie de la machine climatique, est le premier impacté par les dérèglements climatiques, il est donc primordial de poursuivre nos efforts et renouveler notre plaidoyer en l’adaptant aux enjeux de l’année 2016. Pour cela il est nécessaire de continuer à travailler tous ensemble afin que notre voix continue de se faire entendre.

Léa Daulan, Rédactrice environnement

175 États signent l’Accord de Paris

A l’occasion de la Journée internationale de la Terre célébrée le 22 avril dernier, 175 représentants des pays du monde entier se sont rendus au siège des Nations Unies à New York pour signer l’Accord de Paris sur le climat. C’est la première fois qu’un accord international est signé par autant de pays en une seule journée.

Un moment historique

Quatre mois après la conférence sur le climat à Paris, l’Accord a été signé ce vendredi 22 avril à New-York par 175 pays. C’est un moment fort, où les deux plus gros pollueurs du monde, la Chine et les USA, qui représentent à eux seuls 48% des émissions de gaz à effet de serre mondiales, ont signé cet accord. Le fait que ces deux pays aient signé démontre que l’entrée en vigueur de l’Accord est bien partie car pour qu’il rentre en vigueur, l’Accord nécessite que 55 pays responsables d’au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre le ratifient. Le texte engage alors tous les signataires à limiter la hausse de température en dessous des 2 degrés ainsi qu’à poursuivre leurs  efforts pour limiter cette hausse à 1.5 degrés. Preuve de ce moment fort et de ce que cela représente pour les générations futures, John Kerry, secrétaire générale des États-Unis est venu signer l’Accord en tenant sa petite fille dans les bras.

« Cela semble toujours impossible jusqu’à ce que cela soit fait, si ce n’est pas encore fait cela est en marche pour nos petits enfants  » John Kerry, secrétaire d’État des États-Unis

« Une course contre la montre »

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, a déclaré que nous étions désormais « dans une course contre la montre » et que « l’ère de consommation sans conséquences sur l’environnement était révolue« . Maintenant que les pays ont signé l’Accord, il faut que les gouvernements assurent ces engagements au niveau national pour qu’ils puissent être mis en place de manière concrète. La Chine s’est d’ailleurs engagée à intégrer ses engagements dans sa politique nationale d’ici le G20 en septembre prochain et Justin Trudeau, premier ministre canadien, a déclaré qu’il présenterait les engagements de l’accord de Paris au parlement fédéral le mois prochain. Quant à l’Union européenne, il faut que les 28 pays membres se conforment aux engagements au niveau national pour que l’UE intègre l’accord de Paris dans ses textes de loi. Miguel Arias Cañete, Commissaire européen à l’énergie et au climat, a déclaré que l’intégration de l’Accord de Paris au niveau européen prendrait du temps mais que cela serait fait sur une base juridique solide et dès que possible. Enfin, pour ce qui est des États-Unis, l’intégration de l’Accord de Paris dans le droit américain est un peu compliqué, comme évoqué précédemment, dépendant de la majorité au Sénat ainsi que des prochaines élections présidentielles.

Nous espérons que ces zones de blocages ne vont pas empêcher la bonne conduite de l’Accord de Paris jusqu’au bout, et que la ratification finale aura bien lieu. La signature de l’Accord par 175 pays n’est qu’une première étape symbolique et historique mais ne rend toujours pas les engagements de la COP21 concrets car il ne rentrera en vigueur que lorsque la ratification aura eu lieu.

Léa Daulan, Rédactrice environnement

Rencontre avec les jeunes ambassadeurs du climat

Après s’être engagés face au changement climatique, les jeunes ambassadeurs du climat, membres du conseil départemental des jeunes du Gers, sont venus au siège de Surfrider pour en apprendre plus et rencontrer Bixente Lizarazu, parrain de Surfrider depuis plusieurs années déjà. Retour en détails sur leur venue au pays basque à l’occasion du weekend phare des Initiatives Océanes.

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Des jeunes engagés pour le climat

Du pôle Nord à l’Élysée, ces jeunes élus du Conseil départemental des jeunes du Gers ont pris à cœur les enjeux climatiques et environnementaux. A seulement 14 ans, ils ont d’abord choisi de partir au pôle nord, dans l’archipel de Svalbard, où ils ont pu constater la fonte du glacier Esnark et ont rencontré des scientifiques spécialisés sur les problématiques du changement climatique. L’objectif était de constater de leurs propres yeux les conséquences du changement climatique. Puis ils se sont rendus à l’Élysée afin de partager leurs observations et leur ressenti avec François Hollande. Le voyage ne s’est pas arrêté là puisqu’en décembre 2015 ils ont participé à la conférence internationale des jeunes sur le climat, organisée à Paris dans le cadre COP21. L’objectif était de faire part de leur constat et tenter de trouver des solutions en négociation avec d’autres jeunes de pays différents.

« Quand on est partis en Norvège ça nous a touché de voir tout ça et on s’est dit qu’il fallait réagir et se mobiliser au maximum dans un projet de lutte contre le changement climatique. » Margaux Pujol, co-Présidente du Conseil départemental des jeunes du Gers

Rencontre avec Surfrider

L’action de ces jeunes ambassadeurs du climat ne s’arrête pas à des observations et des discussions, puisqu’ils ont pris part eux même à la mobilisation du weekend des Initiatives Océanes organisée par Surfrider. Après avoir pris conscience de la pollution dans l’océan, ils ont décidé de se rendre à Biarritz, où se trouve le siège de Surfrider, afin de mieux comprendre cette problématique et les enjeux liés aux déchets aquatiques. Ils ont donc tout d’abord approfondi leurs connaissances sur les déchets aquatiques lors de leur visite du parcours pédagogique de Surfrider Campus, puis ils ont pu échanger avec Bixente Lizarazu sur sa vision de l’océan et de pourquoi il était nécessaire de le préserver.

« Nous savions que c’était sur les littoraux où il y avait le plus de déchets. Il était donc incontournable pour nous de venir faire une Initiative Océane. Hier nous avons d’ailleurs appris lors de la visite de l’exposition de Surfrider à Biarritz que les déchets jetés au milieu des terres atterrissaient dans l’océan puis finissaient sur les littoraux.  » Gaëtan Coupey, co-Président du Conseil départemental des jeunes du Gers

Puis le samedi 19 mars au matin, les jeunes ont retroussé leurs manches et sont venus collecter les déchets sur la Grande plage de Biarritz. Grâce à leur mobilisation l’ensemble des déchets présents sur cette plage ont été collectés et leur mobilisation retransmise sur les réseaux sociaux pourra donner des idées à d’autres jeunes.

Bilan du weekend avec Surfrider

Les jeunes élus étaient bien loin d’imaginer qu’ils allaient retrouver autant de déchets sur cette plage. Ils étaient également loin de s’imaginer que les déchets aquatiques pouvaient être si petits et que parfois il s’agissait de micro bouts de plastiques, comme des microbilles de plastique.

« Au début la plage semblait propre et puis finalement dès qu’on se baisse, on s’aperçoit qu’il y a des déchets partout et de différentes tailles. Je suis très contente d’être là, j’ai appris beaucoup de choses, notamment dans l’exposition de Surfrider. Et puis ça me fait plaisir d’aider à collecter les déchets. » Mathilde Ferrer, élue du Conseil départemental des jeunes du Gers

 

Cette mobilisation est importante car de plus en plus de déchets sont retrouvés sur les littoraux et l’océan est en voie de devenir une poubelle géante. Ces jeunes ambassadeurs du climat démontrent qu’il n’y a pas d’âge pour avoir conscience des conséquences environnementales de la pollution et du changement climatique sur l’océan et que tout le monde peut être acteur de cette prise de conscience. Le campus pédagogique au siège de Surfrider Europe est toujours l’occasion de rencontrer des jeunes motivés et d’échanger avec eux sur des problématiques comme le changement climatique et les déchets aquatiques.

Léa Daulan, Rédactrice environnement

Blocage du sommet sur le pétrole offshore : un pari réussi

Du 4 au 7 avril, plus de 450 activistes déterminés à protéger l’océan et le climat ont répondu à l’appel lancé par différentes associations dont ANVCOP21, 350.org, Bizi et bien d’autres. L’objectif était de dénoncer et perturber le sommet MCEDD sur les forages pétroliers offshore qui mettent en péril l’Accord de Paris adopté lors de la COP21.

L’antenne bénévole Surfrider Côte Basque s’est particulièrement investie dans cette mobilisation avec la construction d’un derrick de forage, tour soutenant le dispositif de forage d’un puits de pétrole, afin de dénoncer ces forages offshore. Des bénévoles ainsi qu’une équipe du siège de Surfrider Europe ont pris part à la manifestation le mercredi 6 avril. Aperçu en image ci-dessous.

 

Crédit photo Surfrider Foundation Europe

Multipliant actions de blocage et de désobéissance civile, les militants sont parvenus à bloquer les entrées du sommet et à organiser un die-in géant devant le Palais Beaumont où se tenait la conférence.

 

Une sirène mazoutée avait également était placée au cœur d’une scène de crime climatique rappelant que les entreprises participant à ce sommet organisent un crime climatique avec préméditation.

Cette mobilisation est une première car ces sommets se déroulent habituellement loin des projecteurs et des médias. Une première qui en appelle d’autres. Pour Cécile Marchand du mouvement ANVCOP21 « Le message que nous envoyons depuis Pau est clair : ils ne pourront plus se réunir sans que nous les en empêchions ; ils ne pourront plus se lancer dans de nouveaux projets climaticides sans que nous n’intervenions par des actions non-violentes et déterminées pour sortir de l’état d’urgence climatique et engager la transition vers un monde vivable et solidaire« . 

Léa Daulan, Rédactrice environnement

Le GIEC annonce un rapport sur l’océan et le changement climatique

A l’occasion de l’assemblée plénière du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) à Nairobi au Kenya du 11 au 13 avril, le groupe a annoncé que leur sixième rapport comportera une importante partie sur le lien entre changement climatique et océan. Il s’agissait de l’une de nos revendications principale lors de la COP21, cette annonce est donc très importante pour nous.

Bonne nouvelle pour l’océan

Comme nous l’avions demandé dans notre plaidoyer lors de la COP21, une des trois parties du sixième rapport du GIEC se concentrera sur les liens entre le changement climatique, l’océan et la cryosphère*. Cette annonce est une véritable victoire pour nous car une fois de plus cela démontre que nos actions ont un impact et permettent de faire avancer les choses.

Qu’est ce que le GIEC

Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat est un organe des Nations-Unies qui a pour mandat d’évaluer et de rendre compte de manière objective et méthodique l’information scientifique et technique en rapport avec les enjeux du changement climatique. Le GIEC a déjà publié cinq rapports depuis sa création en 1988. L’objectif est d’envisager des stratégies d’adaptation et d’atténuation sans préconiser de choix de nature politique.

Afin de mieux défendre l’océan, il est nécessaire de mieux comprendre et connaître le lien entre océan et changement climatique. Ce rapport du GIEC apportera donc des réponses scientifiques précises sur le sujet et permettra par la suite d’apporter des solutions aux gouvernements pour répondre de manière efficace à la protection de l’océan.

Léa Daulan, Rédactrice environnement

*cryosphère = ensemble constitué par les glaces qui sont à la surface du globe terrestre

Les italiens appelés à se positionner sur le offshore

Mise à jour le 18 avril 2016, au lendemain du référendum : Même si une majorité des italiens semble avoir répondu « oui » à la limitation des puits de pétrole offshore aux larges de leurs côtes, leur vote ne sera pas pris en compte. En effet, seulement un peu plus de 30% des citoyens se sont rendus aux urnes, pourcentage inférieur aux 50 %  requis pour atteindre le quorum et rendre ce référendum valide. Le résultat, quel qu’il soit, est donc déclaré nul et le gouvernement continuera de mener sa politique vis à vis des exploitations offshore comme il l’entend.

Le 17 avril prochain, les italiens seront appelés à voter en faveur ou non des puits de pétrole offshore à moins de 12 kilomètres de leurs côtes. A l’initiative de ce référendum, neuf régions côtières italiennes concernées par ces plateformes pétrolières dénoncent les conséquences environnementales de ces activités.

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Greenpeace Italie

Une initiative citoyenne

Soutenus par les organisation écologistes locales, les citoyens de ces neufs régions côtières italiennes ont exigé un référendum. Ce référendum d’initiative populaire questionnera donc les citoyens sur l’avenir qu’ils souhaitent donner à l’industrie pétrolière italienne. A savoir si les plateformes pétrolière au large de l’Italie doivent êtres exploitées jusqu’à leur épuisement, comme le veut une nouvelle législation adoptée par le gouvernement de Matteo Renzi en 2015, ou si leur exploitation doit prendre fin. Encore une fois, ce sont les citoyens qui prennent les devants et sont moteurs d’une protection écologique plus attentive.

Quels enjeux

92 des 135 plateformes pétrolières italiennes sont concernées par le référendum. Si les italiens votent oui, ces 92 plateformes devront toutes cesser leurs activités d’ici quelques années. Ce référendum représente un tournant dans la politique environnementale italienne et pourrait marquer la fin d’une bonne partie de l’extraction d’hydrocarbures dans les eaux de la péninsule.

Ce référendum fait également écho à un scandale à propos de liens étroits entre le gouvernement italien et l’industrie pétrolière. Il semblerait en effet que l’amendement adopté il y a peu par la ministre italienne du développement économique, Federica Guidi, soit fait « sur mesure » pour débloquer un projet pétrolier du géant Total, contre l’avis des principaux décideurs locaux.

L’activité pétrolière offshore dans le bassin méditerranéen vit un grand tournant en ce début d’année 2016 avec à la fois ce référendum en Italie ainsi que l’annonce récente de la ministre française de l’écologie qui a indiqué la fin de l’exploitation des hydrocarbures dans les eaux territoriales françaises méditerranéennes. Alors, bientôt la fin des gisements pétroliers et gaziers offshore en Méditerranée ? C’est en tout cas ce que nous espérons !

Léa Daulan, Rédactrice environnement